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Hérault : « mon parti, c’est Montpellier », Philippe Saurel

© Linda Mansouri / InfOccitanie. Philippe Saurel. .

Entretien avec Philippe Saurel, ancien maire de Montpellier, conseiller communautaire et municipal du groupe « Montpellier Citoyens » (2/2).

InfOccitanie : vous avez voté contre le PLUi (notre article ici), un document stratégique qui fixe les grands projets d’urbanisme de la Métropole pour les dix ans à venir. Pourtant, les 2/3 des espaces métropolitains sont préservés, le PLUi a été voté à l’unanimité par les 31 communes…

Le PLUi vient après le SCOT (Schéma de cohérence territoriale, ndlr), qui définit les grandes orientations d’aménagement, voté à l’unanimité en 2019 sous mon mandat. Nous avions déjà fixé la préservation des 2/3 des terres agricoles et environnementales de la Métropole à l’époque, rien de nouveau ! Quant à ce PLUi, je persiste, sa concertation a été bâclée, le patrimoine paysager, environnemental, agricole et historique n’est pas suffisamment mis en valeur. Il ne répond pas aux exigences d’un PLUi. Cela ne doit pas être la somme des PLU (Plan local d’urbanisme, ndlr) des communes, pour faire plaisir aux maires avant les élections municipales…

Gratuité des transports dans la Métropole de Montpellier depuis 2023, une mesure électoraliste selon vous ?

Ce que je constate, c’est un service public dégradé depuis, notamment en matière de cadencement du tramway et de hausse de l’insécurité. Certaines femmes n’osent plus prendre le tram à partir d’une certaine heure. Les agressions se multiplient, j’écoute ce que dit par ailleurs le syndicat majoritaire du réseau TAM ou les collectifs d’usagers qui tirent la sonnette d’alarme. Je rappelle qu’en 2014, nous avions proposé de recruter 50 policiers municipaux supplémentaires, nous l’avions fait, mais nous avions un budget positif, nous…

Quelle était votre proposition en la matière lors des dernières municipales ?

Nous avions proposé la gratuité adaptée, qui permettait d’aider les publics les plus en difficulté et de garantir une recette pour assurer un service de transport de qualité. Nous proposions la gratuité totale jusqu’à 26 ans, l’âge limite des dispositifs d’insertion pour les jeunes, et pour les séniors à partir de 65 ans, permettant de lutter contre la perte d’autonomie et l’isolement social. Entre ces deux âges, il s’agissait d’établir des tarifs sociaux en fonction des revenus.

Le maire de Montpellier est-il dans la planification écologique selon vous ?

Il y a beaucoup de communication et d’effets « bling bling », avec par exemple les quelques arbres sur la Comédie. Il n’y a pas de cohérence dans l’aménagement, si ce n’est sortir les voitures du centre-ville à marche forcée. Il n’y a pas de concertation avec les usagers pour les travaux de voirie. Certaines familles sont isolées, ne viennent plus en centre-ville, les commerçants subissent les impacts économiques. Le plan de circulation est fait de façon violente, on le voit avec le Collectif des 4 Boulevards. La majorité applique une politique qui ressemble beaucoup à celle d’Anne Hidalgo, maire de Paris.

Quel regard portez-vous sur le nouveau groupe d’opposition qui a vu le jour à Montpellier (notre article ici) ?

C’est un regroupement de cinq élus, dont certains étaient sur ma liste et deux sur la liste de Mohed Altrad lors des dernières municipales. Je constate que la majorité fait partie du parti Horizons d’Edouard Philippe, donc dans la majorité présidentielle, et d’autres de Renaissance, parti d’Emmanuel Macron. Le groupe s’est constitué autour de l’ex-secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la mémoire, Patricia Mirallès.

Elue du conseil municipal de Montpellier et de la Métropole, Alenka Doulain incarne une opposition virulente à la politique conduite par Michaël Delafosse. Pourrait-elle vous faire de l’ombre à l’avenir ?

Avec Mupes (groupe dirigé par Alenka Doulain au conseil municipal, ndlr), certains de nos votes sont comparables, sur le PLUi ou sur le budget par exemple. Je ne suis pas en concurrence avec Alenka Doulain. D’ailleurs, je ne suis pas encarté, j’ai toujours financé mes campagnes. Je ne suis en concurrence avec personne. Mon parti, c’est Montpellier, les Montpelliérains, quelles que soient les sensibilités.

Au regard du désastre que représente selon vous la dette, envisagez-vous une candidature en 2026 à Montpellier ?

J’ai encore des choses à régler avant de penser à cela. Je ne suis pas encore à la retraite, je travaille (chirurgien dentiste mutualiste, ndlr), et j’ai des affaires juridiques en cours avant de penser à prendre une décision. Il y a plusieurs affaires dans lesquelles j’ai contre-attaqué pour dénonciation calomnieuse (notre article ici).

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