Nouveau rebondissement quant à la Délégation de service public des transports (DSP) à Nîmes Métropole. Transdev essuie une défaite, relançant ainsi le vote du prochain opérateur le 25 mars en Conseil communautaire.
Décidément, la compétence des transports réserve son lot de turpitudes au sein de l’Agglo. Le vote du nouvel opérateur chargé d’exploiter les transports publics de Nîmes Métropole aurait dû avoir lieu lors du Conseil communautaire en date du 26 février dernier. Keolis était pressenti pour prendre la relève. Transdev, actuel opérateur qui n’avait pas candidaté au renouvellement de la DSP, avait choisi de déposer un « référé précontractuel » auprès du Tribunal administratif. Transdev indiquait avoir été empêchée de candidater du fait de l’estimation du contrat de concession (287 M€) donnée par Nîmes Métropole, considérée comme trop faible. Le vote avait donc été reporté dans l’attente du délibéré. La juge vient de trancher, rejetant la requête de Transdev. « La rapidité du délibéré et ses conclusions démontrent le peu de sérieux de cette démarche entreprise à l’encontre de Nîmes Métropole« , juge Franck Proust, président de l’Agglomération.

Le tribunal indique que « la société Transdev qui a volontairement renoncé à participer à la procédure d’appel d’offres […] ne peut se prévaloir des principes de transparence et d’égalité de traitement dus aux seuls candidats à cette procédure ». La juge indique que l’estimation ne peut donc être considérée comme « erronée » et que les conditions financières du contrat ne remettent pas en cause son équilibre.
« La décision rendue par le tribunal administratif vient faire taire toutes les critiques à l’égard de notre gestion de ce dossier. Nous pouvons dorénavant avancer sereinement »
Franck Proust, Président de Nîmes Métropole
Reste à savoir si le maintien du pacte social sera respecté dans le cadre du nouveau contrat. Comme abordé dans nos colonnes, le syndicat des transports (SNTU-CFDT), s’inquiète du maintien des avantages sociaux des salariés Tango, des conditions de travail et réclame la limitation du recours à la sous-traitance à 50%.