Dans le prolongement du communiqué de presse du 6 juillet (lire ici), le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugere, précise ce mardi 7 juillet à 21h40 que l’individu de 27 ans, interpellé le 5 juillet vers 21h alors qu’il se trouvait à proximité du point de départ d’un incendie à Carlencas et dont la garde-à-vue a été prolongée hier, a été déféré ce jour au parquet de Béziers.

Il a été trouvé porteur d’un briquet

Il a été désigné par plusieurs témoins en raison de son comportement suspect, alors qu’il se trouvait à vélo à Lunas, en train de regarder le feu situé 300 mètres plus loin. Il a été trouvé porteur d’un briquet et se déclarait fumeur sans toutefois être en possession de cigarettes, indique le procureur. Sur instruction du parquet de Béziers, et alors que l’intéressé paraissait connu pour avoir déjà été condamné pour un précédent incendie, il était placé en garde-à-vue.

Déjà condamné par le passé

Après avoir dans un premier temps nié les faits, le mis en cause exposait avoir involontairement mis le feu à la broussaille après avoir voulu brûler une lettre d’adieu destinée à sa fille décédée en bas âge l’année dernière – le feu s’était alors très rapidement propagé, sans qu’il arrive à l’éteindre. S’il disait que sa compagne et mère de l’enfant était au courant de sa démarche, celle-ci précisait au contraire ne pas en avoir été avisé, mais rajoutait que l’intéressé lui avait dit « qu’il allait faire une connerie » et, au moment de quitter le domicile plus tôt en début de soirée qu’il ne fallait pas qu’elle s’étonne s’il ne rentrait pas.  Le mis en cause a été déféré au parquet de Béziers et placé en détention provisoire dans l’attente de son procès qui se tiendra le 27 août prochain.

 Une expertise psychiatrique sera sollicitée

Une expertise psychiatrique sera d’ici là sollicitée, afin d’être pleinement informée sur l’état mental de l’intéressé. Celui-ci est sous curatelle, s’est présenté à certains témoins comme ancien sapeur-pompier volontaire, et est susceptible de présenter certains troubles psychiatriques. Il a par ailleurs déjà été condamné en 2020 à la peine de 3 ans d’emprisonnement avec sursis probatoire sur une durée de 2 années pour des faits de destruction par un moyen dangereux pour les personnes.

L’incendie a au total détruit près de 20 hectares. Il n’est pas à ce stade reproché au mis en cause d’avoir allumé d’autres feux – des vérifications sont en cours afin de vérifier sa possible implication dans d’autres incendies. Le parquet de Béziers rappelle que les auteurs de destructions par incendie s’exposent à un traitement pénal très ferme et à une répression pouvant allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.

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