L’annonce de la direction de Solvay à Salindres de licencier 68 salariés est « insoutenable » selon le PCF Alès.
68 salariés seront licenciés courant 2025 suite à la fermeture de cette usine produisant des TFA (acide trifluoroacétique). Solvay, dont l’usine est située à Salindres dans les Cévennes, est une multinationale cotée en bourse avec des milliers de salariés en France, en Europe et dans le monde. « Et paf, l’argument habituel d’un patron : ‘c’est la faute à la concurrence étrangère et aux normes environnementales’. Disons que c’est plutôt la faute à un patron qui n’a plus investi ici depuis des lustres pour moderniser et se diversifier et a plutôt choisi de nourrir les appétits de ses actionnaires« , éructe Giovanni Di Francesco, chef de Section d’Alès du Parti communiste français.
Solvay avait fait la une de la presse il y a quelques mois concernant un fort taux de polluants éternels enregistré dans les eaux de l’Arias et l’Avène. L’association Générations futures révélait en effet des indicateurs « inquiétants » de pollution de l’eau de surface et de l’eau potable autour du site industriel chimique. « Le site de Salindres est ainsi fortement impacté par plusieurs facteurs : une forte concurrence internationale, principalement asiatique, sur les TFA et dérivés fluorés produits à Salindres, une performance financière du site de Salindres qui se dégrade depuis plusieurs années ainsi qu’un durcissement des réglementations européenne et française sur les PFAS », justifiait la direction auprès de nos confrères d’Objectif Gard.
« C’est irrecevable ! »
Selon Giovanni Di Francesco : « Cette entreprise a les moyens de maintenir l’emploi industriel en bifurquant sur la production d’autres produits qu’elle maîtrise d’ailleurs dans son groupe, comme par exemple des composants et matières premières pour les batteries électriques aujourd’hui importés d’Asie. Diversifier les productions a été l’histoire du site de Salindres depuis sa naissance avec Péchiney en 1855« .