« ll annonce la démolition de dix épiceries de nuit… Il n’y en a qu’une seule ! », affirme face caméra Thierry Tsagalos, candidat aux municipales (sans l’investiture RN, attribuée à France Jamet). Dans une vidéo diffusée le 28 janvier sur sa page Facebook de campagne, Thierry Tsagalos (Union montpelliéraine) charge frontalement le maire-président Michaël Delafosse concernant les commerces situés au 1 525 rue de la Sorbes (Les Arceaux). Ces deniers ont été préemptés, puis détruits par la Ville. Une opération qui aurait coûté plus d’un million d’euros.
Dix épiceries ou une seule ?
Dans un reportage portant notamment sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le narcotrafic diffusé sur France TV, Michaël Delafosse indique face caméra, tout en sillonnant l’emplacement : « Il y a encore deux mois, il y avait quatorze cellules commerciales, dont dix épiceries de nuit ». « C’est un manipulateur et un menteur », s’étrangle Thierry Tsagalos.
« C’est un manipulateur et un menteur »
Le même de dérouler son argumentaire : « Après avoir traité les Montpelliérains de connards, il nous prend aujourd’hui pour des ânes. Il n’y avait qu’une seule épicerie dans cette rue, le reste concernait des commerces de proximité : toiletteur pour chiens, réparateur, coiffeur, pizzeria, assurance, esthéticienne… Ces informations sont vérifiables, il suffit de vous rendre sur Google Maps et vous tomberez sur les photos des commerces, année après année ! ».
« Après avoir traité les Montpelliérains de connards, il nous prend aujourd’hui pour des ânes »
Thierry Tsagalos fustige alors les « millions d’euros d’argent public dépensés pour raser ces 14 cellules commerciales », tout en proposant : « Pourquoi ne pas avoir rénové et remis sur le marché ces cellules afin de les proposer à des commerces de proximité », en lieu et plus d’une « piste cyclable ». L’air grave, le candidat va plus loin en affirmant que ladite épicerie aurait reçu des deniers publics visant à favoriser son départ. « Pourquoi indemniser une épicerie de nuit quand on accuse ces commerces d’être des blanchisseries liées au narcotrafic ? Est-ce qu’on lutte contre le blanchiment ou est-ce qu’on en devient complice? », interroge Thierry Tsagalos.
« Ce genre d’insinuations est très grave »
Ni une, ni deux, un adjoint au maire dépose un commentaire de mise en garde sur la vidéo de Thierry Tsagalos : « Ce genre d’insinuations est très grave et fait très souvent l’objet de condamnations de ceux qui les colportent devant les juridictions pénales. » Ce à quoi on lui rétorque : « Par pitié : si vous estimez que c’est diffamatoire et que vous avez le courage ainsi que les arguments pour l’attaquer en diffamation, faites-le. Mais comme (…) tout est vrai, vous ne le ferez pas ». Interrogée par nos soins, la Ville n’a pas donné suite.
