Le coup d’envoi de la 20ème édition du Chap Festival à Viols-le-Fort (Hérault) a été marqué par un acte de vandalisme. Dans la nuit précédent l’ouverture de l’évènement, entre le 22 et le 23 avril, un chapiteau a été recouvert de graffitis à caractère raciste et politique. Découverts au petit matin, ces messages comportaient notamment des insultes et des références à plusieurs courants politiques, parmi lesquels « Marine à l’aide », « Sale gaucho pue la pisse », « Zemmour », « Reconquête », « RN 2027 » ou encore « LFI tue ».
« Nous ne nous laisserons pas intimider »
Dans un communiqué, l’association CHAP, à l’origine du festival, décrit un évènement « familial, engagé et éclectique », porté par des bénévoles depuis deux décennies. Elle souligne la diversité artistique proposée s’inscrivant dans une démarche d’ouverture et de partage. Face aux dégradations, les organisateurs dénoncent un climat de tension : « La programmation engagée de notre festival dérange visiblement […] reflétant le climat haineux ambiant », écrivent-ils, avant d’ajouter : « Nous ne nous laisserons pas intimider ».
L’association rappelle également les principes qui guident son action depuis sa création : encourager les échanges culturels, favoriser la mixité sociale et intergénérationnelle, ou encore soutenir des initiatives locales et internationales. Une plainte conjointe avec la mairie de Viols-le-Fort été déposée le jour même auprès de la gendarmerie. Malgré cet épisode, le festival est maintenu ; les festivités ayant débuté, comme convenu, ce 23 avril. Prévu jusqu’au 2 mai, le Chap Festival entend ainsi poursuivre sa programmation, fidèle à l’esprit collectif et culturel revendiqué par ses organisateurs.