Le 26 mai dernier, dans la commune de Saint-Gilles, à une vingtaine de kilomètres de Nîmes, Arya, une petite chatte de 10 mois est rentrée chez elle à son domicile la patte prise dans un piège à mâchoire, dix jours après avoir disparu.

Crédit : Roxanne Dupont
C’est dans la nuit du 15 au 16 mai dernier, que la jeune chatte a disparu de son domicile en zone pavillonnaire, créant l’inquiétude de ses maîtres Roxane et Guillaume. C’est après dix jours de recherches acharnées que le félin a finalement retrouvé le chemin de sa maison. Cependant l’animal est prisonnier d’un piège à mâchoire dont la pose et la détention sont interdits en France depuis 1995.
Après cette sinistre découverte les propriétaires d’Arya décide d’exprimer leur effroi sur le réseau social Twitter où il assurent qu’ils n’en resteront pas là. Le post a été viral puisqu’il a été partagé des milliers de fois et vu des millions.
J’arrête pas de pleurer depuis une heure, mon petit chat qui avait disparu depuis 12 jours vient de rentrer un piège de braconnier à la patte… impossible à enlever ma compagne part en urgence pour Montpellier ! Ça n’en restera pas la pic.twitter.com/SxDIMtmZy5
— Guillaume (@guillaumeidpz) May 26, 2023
En parallèle la chatte a été immédiatement conduite à la clinique vétérinaire de Gallargues-le-Montueux pour être prise en charge. La jeune Arya a malheureusement dû subir une amputation jusqu’à l’épaule mais a pu retrouver le chemin de sa maison saine et sauve par la suite, un soulagement pour ses maîtres. Guillaume, le propriétaire d’Arya a souhaité saluer « le travail remarquable » de la « clinique Gallardes 3.0 » pour la prise en charge de la féline.

Crédit : Guillaume Dupont
Une plainte a été déposée ce jeudi 1er juin, afin qu’Arya puisse obtenir justice et également de prévenir le risque et de sensibiliser autour de l’utilisation de ces pièges, plus particulièrement en zone pavillonnaire, non loin des écoles, où les passages se font nombreux.
On veut que les choses bougent et que l’on arrête de se servir des ces pièges. Cela aurait pu être un enfant à la place de notre chat !
Roxane Dupont, maîtresse d’Arya
Au-delà d’obtenir une justice pour leur animal, les Dupont souhaitent que ce type d’incident ne se reproduise plus à l’avenir et tiennent à alerter sur le danger que l’usage de ces outils peut engendrer. Pour rappel, des cruautés envers des animaux domestiques peuvent encourir une peine allant jusqu’à trois de prison ainsi que 45 000€ d’amende, conformément à la législation en vigueur.