Une enquête ouverte le 20 janvier 2026 a abouti au démantèlement d'un réseau structuré de trafic de stupéfiants, piloté depuis le centre pénitentiaire de Béziers (Hérault). L'opération, menée le 20 juillet par les militaires de la brigade de recherches de Lodève, a conduit à l'interpellation de cinq individus.

Il aurait continué à gérer le trafic depuis la prison

Les investigations ont mis en évidence le rôle central d'un homme âgé de 25 ans, alors incarcéré au centre pénitentiaire de Béziers pour trafic de stupéfiants. Depuis sa cellule, il aurait continué à gérer le trafic grâce à des moyens de communication sécurisés. Il aurait notamment supervisé des fournisseurs établis à Toulouse et à Malaga, en Espagne, assuré la gestion comptable du trafic et coordonné les livraisons de cannabis, de cocaïne, de kétamine et d'ecstasy.

L'enquête a également établi le rôle de la compagne du principal organisateur ainsi que celui d'un complice, notamment chargé de la gestion des livreurs. Les investigations ont par ailleurs mis en cause un autre protagoniste, domicilié dans l'Aude. Celui-ci a procédé au "curage" du cannabis à l'aide d'une machine.

Cinq interpellations et plusieurs saisies

Cinq personnes soupçonnées d'être impliquées dans le trafic ont été interpellées à l'issue de l'opération du 20 juillet. Les perquisitions ont conduit à la saisie de plusieurs kilogrammes de résine et d'herbe de cannabis, de cocaïne et de drogues de synthèse, ainsi que d'argent et d'un véhicule.

Déférés au parquet le 22 juillet, deux des mis en cause ont été placés en détention provisoire dans l'attente de leur jugement. La compagne du principal protagoniste a, quant à elle, été placée sous contrôle judiciaire.

Jusqu'à six ans de prison pour le principal protagoniste

Le dossier a finalement été jugé par le tribunal correctionnel de Béziers le 7 septembre 2026. Les membres du réseau ont tous été condamnés. Le principal organisateur a écopé de six ans d'emprisonnement, avec maintien en détention, ainsi que d'une interdiction de séjour à Béziers pendant cinq ans. Sa compagne a été condamnée à trois ans d'emprisonnement, dont la moitié assortie du sursis probatoire, avec mandat de dépôt à effet différé.

Un troisième prévenu a été condamné à 24 mois d'emprisonnement, dont dix mois assortis du sursis probatoire. Le tribunal a également ordonné la révocation totale d'un précédent sursis probatoire et son maintien en détention. Les deux derniers mis en cause ont chacun été condamnés à deux ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire. Leurs peines ont été aménagées sous la forme d'un bracelet électronique. Tous les prévenus ont également été condamnés à des peines d'amende comprises entre 2500 et 10 000 euros. Le tribunal a enfin ordonné la confiscation des biens saisis, dont un véhicule.

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