Le 8 septembre dernier, vers 5 h 45, une maison est totalement ravagée par un incendie sur la commune de Launaguet, où sera retrouvé le corps calciné d’une femme de 40 ans. Un homme blessé par balle est à ce moment retrouvé non loin des lieux. Une enquête est alors ouverte et la piste criminelle est explorée.

Tuée par balle puis brûlée

Les résultats de l’autopsie sont tombés, a annoncé le parquet de Toulouse ce jeudi 10 septembre. Ces derniers révèlent que la femme retrouvée brûlée a reçu une balle dans la tête, entraînant sa mort. Les enquêteurs ont retrouvé une douille de calibre 7,65 mm sur les lieux. Le corps de la quadragénaire a ensuite été aspergé « avec un produit inflammable », avant que l’auteur n’y mette le feu, rapporte le parquet. Cette scène s’est produite pendant que les deux enfants de la victime, âgés de 9 et 17 ans, dormaient dans la maison, sous la garde d’une adulte. La mère de famille travaillait de nuit à l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

La mari suspect

L’homme retrouvé à un kilomètre des lieux, blessé par balle, s’est avéré être le mari de la quadragénaire, dont il était séparé depuis le 25 juillet dernier. Ce dernier a été « gravement blessé à la tête par un tir effectué avec un pistolet semi-automatique », précise le parquet. Il est encore à l’heure actuelle hospitalisé dans un état critique. Des analyses balistiques vont être menées afin de déterminer si les deux tirs proviennent de la même arme et « s’il s’agit bien d’un féminicide, suivi d’une tentative de suicide de son auteur ».

Déjà condamné pour assassinat

Le mari avait déjà été condamné en 2002 pour l’assassinat de son ancienne compagne, en 1999, à l’aide d’une arme de poing. Il a été libéré en 2010. Il a ensuite été condamné pour plusieurs délits routiers ainsi que pour vol avec violences en 2023.

Enfin, la victime et le suspect se sont séparés le 25 juillet, après une plainte de la femme à l’encontre de son compagnon, dans laquelle elle dénonçait des « appels malveillants » et des « violences psychologiques », « sans qu’il soit fait état de violences physiques », annonce le parquet. À la suite de cette plainte, le père de famille a été déféré et présenté devant le juge des libertés et de la détention, qui a interdit à l’homme de se présenter au domicile de la victime à Launaguet, de prendre contact avec cette dernière, mais aussi de porter une arme. Quant à la femme, elle s’était vu attribuer un « téléphone grave danger » qui n’a jamais été activé, assure le parquet.

Les enfants de la quadragénaire ont été confiés à l’unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED). L’enquête « du chef d’assassinat par le conjoint de la victime, en récidive légale » se poursuit.