Entre 2019 et 2030, la Région Occitanie prévoit d’investir 150 millions d’euros pour soutenir les technologies de l’hydrogène avec un objectif : faire de la région la première région à énergie positive d’ici 2050. Dans cette quête vers la neutralité carbone, le Technocampus Hydrogène Occitanie est en première ligne.

9 000 m², 47 millions d’euros
L’objectif principal de ce Technocampus situé sur le site Toulouse-Francazal, près de Toulouse, est de développer « la mobilité verte » en concevant, par exemple, des moteurs à hydrogène « révolutionnaires » pour les avions du futur, mais aussi les trains et les cars. Avec une superficie de 9 000 m², ce centre de recherche, d’essai, d’innovation technologique et d’enseignement sera le plus grand de France, réunissant des industriels et des chercheurs.

Un début d’activité prévu en 2027
« C’est un chantier unique en France et le plus grand d’Europe. (…) La Région a fait le choix de l’hydrogène vert pour développer, ici en Occitanie, une ressource propre qui pourrait, à l’horizon 2050, répondre à 20 % des besoins énergétiques de notre pays », expose Carole Delga, présidente de la Région, le 27 février lors d’une visite de chantier du technocampus qui doit démarrer son activité début 2027.

Ce projet s’inscrit dans une stratégie affichée : faire de l’Occitanie la région où se conçoivent et se concrétisent les technologies qui « décarboneront notre industrie ». La présidente d’ajouter : « Grâce à notre Plan hydrogène lancé dès 2019, nous structurons toute la filière de la production à la formation pour renforcer notre souveraineté industrielle, réduire les émissions de CO₂ tout en créant des emplois durables et qualifiés ».
Le campus sera structuré autour de plusieurs espaces :
- Le bâtiment A, qui abritera une plateforme pédagogique, des laboratoires de pointe, et des espaces tertiaires.
- Le bâtiment E, conçu pour les essais de grande puissance au service des industriels.
- Le bâtiment D, destiné aux essais de grande puissance à vocation universitaire, ainsi qu’une salle d’essai de 1 MW.
- Une aire de stockage pour les équipements, capable d’accueillir jusqu’à 6 remorques.
- Une aire d’essais extérieurs dédiée aux industriels.
Airbus, Safran, Genvia : quels projets ?
Ce projet à 47 millions d’euros est financé par la puissance publique (à commencer par la Région qui investit 29 millions d’euros, mais aussi l’État, Toulouse Métropole et les fonds européens FEDER) avec un fort soutien des industriels (Airbus, Safran, Liebherr, Vitesco, Genvia, Air Liquide ou H2 Pulse). Airbus compte y tester des technologies pour son projet d’avion à hydrogène, le motoriste Safran va développer des piles à combustible de petite à forte puissance et l’industriel Genvia veut expérimenter en extérieur le prototype de son électrolyseur.
Le projet est également le fruit d’une collaboration avec les partenaires académiques et scientifiques (CNRS, Toulouse INP – Institut National Polytechnique de Toulouse et Communauté d’universités et établissements de Toulouse), les laboratoires (Laplace, LGV, CIRIMAT et IMFT). En savoir plus, cliquez ici.