Occitanie : « La Région ne pourra plus compenser les désengagements de l’ Etat »

© Carole Delga – Archives / Crédit : AF – InfOccitanie.

Ce jeudi 11 juillet s’est tenue une Assemblée plénière, présidée par la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, en présence de nombreux élus régionaux. Une occasion pour Carole Delga, de revenir sur plusieurs points essentiels, notamment la baisse des recettes de la Région Occitanie à hauteur de 136 millions d’euros en 2024 ainsi que sur le climat politique actuel en France.

« C’est irresponsable de la part du Gouvernement de ne pas respecter la parole donnée et les textes de loi », s’est irritée Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, lors de l’Assemblée plénière du 11 juillet, à Montpellier. La présidente des Régions de France a abordé les conséquences qu’ont les désengagements de l’Etat pour les Régions. En effet, l’ensemble des Régions n’ont bénéficié d’aucune compensation financière de la part de l’Etat, contrairement aux autres collectivités territoriales, dans un contexte d’un fort choc inflationniste. A titre de comparaison, les compensations financières versées par l’Etat aux collectivités sur la période 2023-2024, étaient les suivantes : 100 millions d’euros pour les EPCI, 230 millions d’euros pour les Départements et 1 milliard d’euros pour les Communes contre zéro euro pour les Régions. Aujourd’hui, la Région Occitanie dit stop.

« En 2025, la Région arrêtera de pallier les carences de l’Etat »

Les mots de Carole Delga ont été fermes et clairs : « La Région ne pourra plus assumer la défiance de l’Etat », avec une baisse des recettes de près de 210 millions sur deux ans, dont 136 millions de moins en 2024, la Région Occitanie va donc être contrainte de rationnaliser ses participations au bénéfice de l’Etat et ne plus compenser les désengagements de l’Etat en matière notamment, d’investissements ferroviaires, sur des aides aux associations et aux communes ou encore de rénovation énergétique.

C’est une décision inédite. C’est la première fois en France, sous la V° République, qu’un Gouvernement ne respecte pas les lois des finances. Les crédits ne sont pas respectés.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie

Malgré ce contexte de crise pour la Région, Carole Delga a également exprimé sa volonté de ne pas diminuer les subventions accordées dans trois domaines : celui de l’agriculture, de l’éducation et de la culture. Également, la Région Occitanie tient à poursuivre son engagement sur les lignes d’aménagement du territoire ferroviaire et sur les grands projets ferroviaires et d’énergie renouvelable.

« Les Français ne veulent pas d’un Gouvernement d’extrême-droite et de politique macroniste »

Durant cette Assemblée et avant d’aborder l’ordre du jour, Carole Delga a adressé un discours d’actualité évoquant notamment la situation politique actuelle en France. Dans celui-ci, la femme politique a rappelé et a salué la victoire du Nouveau Front Populaire lors des élections législatives : « les Français ont dit non à l’extrême droite et non à Emmanuel Macron ». De plus, la présidente de la Région Occitanie, a, une fois de plus, affirmé son opposition ferme au Rassemblement National, engendrant des esclandres dans le camp de ces derniers. « Je rappelle que le RN est le premier parti de France, avec plus de 10 millions de voix », a souligné Sophie Blanc, députée des Pyrénées-Orientales, lorsqu’elle s’est exprimée à la tribune. S’ensuivit la prise de parole du conseiller régional, Sacha Briand qui a déclaré que « François Mitterrand n’était pas le résistant de la première heure » et qu’il avait été même ‘décoré par Pétain ». Carole Delga s’est alors empressée de rappeler à l’ordre les élus en leur demandant de se concentrer « sur l’ordre du jour » tout en condamnant « cette dérive ».

Je veux un peuple heureux qui ait confiance en l’avenir car le peuple n’a pas confiance et doute, c’est l’extrême-droite qui passe. Je ne veux pas que la France tombe.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie

« Le pays passe avant les partis »

Enfin, l’élue du PS a confirmé sa position formelle quant à une potentielle coalition entre la gauche et une partie de la majorité présidentielle afin de « bâtir une majorité ». « C’est irresponsable de vouloir appliquer un programme sans majorité », explique Carole Delga au micro, avant de rappeler que, même si alliance il y a, certaines mesures du Nouveau Front Populaire sont intangibles comme la revalorisation du SMIC, l’abrogation de la réforme des retraites ou encore revenir à la semaine de quatre jours et demi.

Je ferai toujours partie de ceux qui cherche une majorité. Soit nous portons l’espoir ou soit nous restons sur des postures. Nous voulons combattre le désespoir car c’est le lit de l’extrême-droite.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie

Notre interview de Carole Delga, sur les attaques du Rassemblement National perpétuées à son égard, notamment après avoir été blanchie par la Cour européenne des droits de l’Homme :

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