Nîmes : « Dent arrachée », « sang », des colleurs d’affiches pour Vincent Bouget disent être « traumatisés »

Plusieurs mis en cause comparaîtront en novembre devant le tribunal.
© Linda Mansouri / infOccitanie. Des colleurs d’affiches pour Vincent Bouget disent avoir été agressés pendant l’entre-deux-tours des municipales de Nîmes. .

C’est une nuit qu’ils ne risquent pas d’oublier. Tout aurait commencé alors que des militants de la liste ‘Nîmes en commun’ profitaient des dernières minutes avant la réserve électorale pour coller des affiches du candidat Vincent Bouget, route d’Alès à Nîmes, dans la soirée du vendredi 20 mars 2026. « A 23h40, le collage était terminé. On a mis un peu de musique entre copains quinquagénaires, quand on a vu un homme tourner en voiture, puis se garer à côté de nous. Il s’est présenté comme le fils d’un sénateur (gardois, ndlr) », narre Grégory, journaliste à l’Humanité, en conférence de presse ce mardi 7 avril au Prolé de Nîmes. Avec trois autres colleurs d’affiches présents sur les lieux, ils entament dans un premier temps des échangent « courtois » avec cet homme. « Le fils du sénateur nous dit que ce panneau leur appartient et que de toute façon, ils vont coller. On leur dit qu’on a déjà collé, et qu’il y a plein d’autres panneaux à Nîmes », narre Robert, 73 ans, autre colleur d’affiches présent au moment des faits.

Des colleurs d’affiches pour Vincent Bouget disent avoir été agressés pendant l’entre-deux-tours des municipales de Nîmes. Photo : Linda Mansouri / infOccitanie.

Le climat dégénère en quelques secondes. Les colleurs d’affiches font état d’une « douzaine de personnes » arrivant subitement. « On voit le fils du sénateur passer des coups de fil. Puis, plusieurs véhicules débarquent en trois minutes. Il n’y avait plus d’échanges courtois, plus de mots. Un homme sort de sa voiture comme un hystérique, des insultes fusent, des coups de pied au sol », indiquent les militants en coeur. Ces derniers reconnaissent aisément un jeune colistier d’une liste candidate aux municipales de Nîmes. Un témoin filme la scène. « Heureusement qu’il y avait ce témoin et également une caméra de la ville, dont les images seront visionnées par la justice. Sinon, on aurait dit que c’était de notre faute », pointe le militant communiste Frédéric Deschamps, absent au moment des faits, mais présent en conférence de presse. Un quatrième colleur d’affiches, présent en conférence de presse, qui souhaite rester anonyme, abonde : « Le colistier était tellement énervé que quelqu’un de son équipe lui a dit ‘t’es colistier, calme toi !’. De manière globale, c’était un vrai lynchage au sol, un déchaînement de violences ». Les militants sont clairs : « ce n’était pas une rixe, ni une bagarre, mais un passage à tabac ».

« A 0h25, il ne restait plus que les pompiers avec nous, les agresseurs s’étaient volatilisés, partis dans la nature », expose Edouard. Le lendemain, samedi, direction le commissariat pour porter plainte. Edouard dit avoir eu 10 jours d’ITT, Grégory 15 jours. « Nous pouvons vous envoyer les photos d’Édouard avec la dent arrachée, le visage de Grégory tuméfié et plein de sang », précise Frédéric Deschamps. L’affaire est désormais entre les mains de la justice, trois mis en cause comparaîtraient au tribunal en novembre prochain pour des faits de bagarre et de violence en réunion. Un colleur d’affiches de l’équipe de Vincent Bouget sera aussi jugé pour des faits de violence. « J’ai soi-disant frappé avec un balai, je peux vous affirmer que c’est faux », réfute Grégory. L’enquête fera la lumière sur les circonstances exactes. Témoignage vidéo ci-dessous :

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