Dans la soirée du 4 mai 2024, un enfant de sept ans est sur son balcon. Il appelle des passants à l’aide car il est seul, enfermé et a faim. En effet, il affirme que sa mère est « partie draguer ». Les pompiers interviennent. Les parents ne répondant pas, l’enfant a dormi une nuit en foyer. L’appartement est retrouvé dans des conditions déplorables. Le seul meuble de la chambre de l’enfant est un matelas gonflable. Il n’y a aucun frigo. À son retour, sa mère est totalement alcoolisée.
L’affaire est jugée devant le tribunal correctionnel de Montpellier. Émue à la barre, la prévenue dénonce un problème d’alcoolisme ainsi qu’une relation toxique avec son nouveau compagnon.
« J’ai fait de la peine à mon petit garçon« , s’exprime-t-elle.
Selon elle, son souhait est de renouer une relation avec son enfant. « Votre fils est-il votre priorité ?« , lui demande la présidente. La prévenue répond par la positive. Se rend-elle compte de l’impact psychologique que cet évènement a eu sur son fils ? L’avocate de l’enfant mentionne que, malgré son jeune âge, il est toujours énervé contre sa mère. Il serait notamment victime de violences verbales.
Le tribunal correctionnel de Montpellier a retenu la culpabilité de la mère de famille pour des faits de soustraction d’un parent à ses obligations. Elle a donc écopé de 6 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire. Le tribunal a également prononcé un retrait partiel de l’autorité parentale.