La préfecture de l'Hérault renforce son dispositif de sécurité à Montpellier (Hérault) à l'approche du samedi 24 octobre, une décision qui intervient après les incidents survenus lors de la manifestation du 17 octobre. Parmi les annonces : les rassemblements interdits dans le centre-ville de Montpellier, les équipements de protection et les produits dangereux interdits, les forces militaires Sentinelle mobilisées ou les tramways à l'arrêt toute la journée de samedi (lire notre article ici).

"Le droit fondamental de manifester est piétiné"

"À Montpellier comme partout en France, le droit fondamental de manifester est piétiné. Ce déploiement disproportionné cherche à nous isoler, nous faire peur et nous pousser à la résignation", estime l'équipe du café associatif le Quartier généreux, situé au 2 quai des tanneurs à Montpellier. Quartier Généreux, ou QG pour les adeptes, se veut un lieu « engagé, éminent politique et culturel ».

"Nous ne sommes pas toutes et tous égaux face à la répression"

"Nous ne sommes pas toutes et tous égaux face à la répression", constate le QG pour qui la lutte ne se "mène pas seulement dans la rue, elle se construit de mille façons : soutien logistique, soutien moral, partage de l'information et le lien social, etc". Ce samedi 24 octobre, le QG reste donc ouvert toute la journée et entend devenir un "lieu de repli, d'échange, d'organisation et de solidarité". Au programme notamment, un atelier est organisé sur les droits des manifestants en présence d'un avocat.

Les avocats se mobilisent

Dans ce climat de tensions, un collectif de 52 avocats parisiens a publié une tribune dans Le Nouvel Obs pour dénoncer une « répression disproportionnée et violente » face aux blocages et mobilisations lycéennes. En parallèle de cette tribune, le Syndicat de la magistrature ainsi que d'autres organisations d'avocats (comme le Syndicat des avocats de France, la Legal Team Paris ou le Collectif d'Action Judiciaire) dénoncent une dérive sécuritaire. Les collectifs et syndicats d'avocats dénoncent une « répression historique » et une « brutalisation de la justice » en France. Cette forte mobilisation fait suite aux interpellations massives — près de 2 700 personnes arrêtées — survenues en marge de la journée de mobilisation du 17 octobre 2026 ainsi que des protestations lycéennes qui l'ont précédée. Les avocats fustigent une volonté politique d'« intimider » la jeunesse plutôt que de maintenir l'ordre.

Le programme du samedi 24 octobre :

  • 11h30 - 12h30 : atelier droit des manifestant·es (en présence d'un avocat).

  • 12h30 : atelier pancartes

  • 14h00 : On fait masse ! Prévu également au QG

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  • 17h : atelier clown avec Lydie Danjean

  • 20h : projection "A l'assaut du ciel - Cuba ou la solidarité anti-impérialiste" avec Les Éditions Anagraphisoute la journée : Accueil, débrief, réflexions collectives sur la suite.