La préfecture de l'Hérault renforce son dispositif de sécurité à Montpellier (Hérault) à l'approche du samedi 24 octobre. Cette décision intervient après les incidents survenus lors de la manifestation du 17 octobre.

Les rassemblements interdits dans le centre-ville de Montpellier

Première mesure annoncée : l'interdiction des rassemblements et des attroupements dans le centre de Montpellier, ce samedi 24 octobre, de 8 heures à 22 heures. Le périmètre concerné inclut notamment la gare Saint-Roch, la place de la Comédie, le centre commercial Polygone et les boulevards autour de l'Écusson.

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Interdiction des rassemblements dans le centre de Montpellier

Crédit photo : Préfecture de l'Hérault

La manifestation déclarée en préfecture pour le 24 octobre est également interdite par arrêté préfectoral, en raison des risques de troubles à l'ordre public. Pour justifier ces décisions, la préfecture rappelle les évènements du week-end précédent. Elle indique que "le déchaînement de violence du 17 octobre" a conduit au pillage de commerces et à l'attaque de bâtiments publics dans le secteur concerné.

Équipements de protection et produits dangereux interdits

D'autres restrictions sont prévues dans plusieurs communes du département, dont Montpellier. Le port et le transport, sans motif légitime, d'équipements de protection individuelle seront interdits samedi de 5 heures à 22 heures. Sont notamment concernés les masques à gaz, les masques filtrants, les lunettes de protection, les casques ainsi que les protections tactiques pour les genoux et les coudes. Une mesure justifiée par la présence, lors de précédentes journées de mobilisation, "d'individus particulièrement violents cherchant à masquer leurs visages pour échapper à leurs responsabilités", estime la préfecture.

L'interdiction concerne également les artifices et les articles pyrotechniques, ainsi que le transport et l'usage de carburant en jerrican, d'acide, d'alcool ménager et de produits inflammables ou chimiques. Cette mesure s'applique sur l'ensemble du département de l'Hérault du vendredi 23 octobre à 6 heures au dimanche 25 octobre à 23 heures. La motivation de cette décision : "l'usage détourné et ayant provoqué des blessures graves de tels produits, non seulement le 17 octobre mais également au cours des semaines de mobilisation lycéenne précédentes", justifie la préfète.

Les forces militaires Sentinelle mobilisées

Pour prévenir de nouveaux débordements, d'importants moyens de sécurité seront déployés à Montpellier samedi. Les effectifs locaux de la police nationale et la gendarmerie nationale seront renforcés par des unités de forces mobiles. Les forces militaires Sentinelle seront également mobilisées. L'objectif : sécuriser la voie publique, les commerces et les bâtiments publics. Une mobilisation expliquée, selon les autorités, par "le niveau de violence inédit et les saccages et pillages déplorés le 17 octobre".

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Des arrêtés préfectoraux autorisant la captation d'images par drone seront également renouvelés dans différents secteurs relevant de la police et de la gendarmerie. La préfecture met en avant la nécessité de disposer d'un dispositif de maintien de l'ordre "mobile et réactif".

Les tramways à l'arrêt toute la journée samedi

Autre conséquence concrète pour les habitants : la circulation des tramways sera interrompue à Montpellier pendant toute la journée du samedi 24 octobre. Une décision préventive prise en accord avec la collectivité et la chambre de commerce et d'industrie (CCI).

La préfecture justifie cette mesure par les incidents survenus lors de la précédente mobilisation, notamment "le caillassage et les tirs sur des tramways ainsi que les mises à feu observées sur les voies du tramway le 17 octobre".

Un couvre-feu pour les mineurs à Montpellier et Béziers

La préfète de l'Hérault a également décidé d'instaurer un couvre-feu pour les mineurs non-accompagnés dans les centre-villes de Montpellier et de Béziers. La mesure s'appliquera dès 22 heures le vendredi 23 octobre, puis dès 20 heures le samedi 24 octobre, jusqu'à 6 heures le lendemain matin. Pour expliquer cette décision, la préfecture fait état de la présence de mineurs non-accompagnés impliqués dans des actes de violence et de pillage qui se seraient poursuivis jusqu'à 1 heure du matin, le dimanche 18 octobre.