Hérault : des restrictions de l’usage de l’eau également en cours contre la sécheresse
Sécheresse dans l’Hérault Sous l’autorité du préfet de l’Hérault, mardi 28 mars 2023, le comité de suivi de la ressource en eau s’est réuni pour la première fois de l’année afin de faire un point sur la situation…
Loïc SpadaforaPublié le 08/04/2023 à 11h43 · Mis à jour à 11h51
Sous l’autorité du préfet de l’Hérault, mardi 28 mars 2023, le comité de suivi de la ressource en eau s’est réuni pour la première fois de l’année afin de faire un point sur la situation hydrologique et météorologique.
Dans le département, les indicateurs d’état de la ressource présentent déjà les signes précoces d’une situation tendue. Les pluies d’automne et d’hiver n’ont pas permis une recharge suffisante des nappes et les débits de certains cours d’eau sont anormalement bas pour la saison.
Ce constat est en particulier marqué sur le bassin versant de l’Orb, à l’ouest du département, où les cours d’eau sont restés sur des niveaux d’été depuis l’automne dernier.Compte tenu de l’ensemble des données recueillies et des prévisions météorologiques à court terme, le préfet de l’Hérault a décidé de placer en alerte le bassin versant de l’Orb, son axe soutenu et le bassin du Jaur.
Pour cette partie-là du département, de premières mesures de restrictions sur l’usage de l’eau entrent ainsi en vigueur à l’égard de la population : par exemple, le remplissage des piscines privées et le lavage des véhicules (en dehors des stations professionnelles) sont interdits jusqu’à nouvel ordre. Le reste du département de l’Hérault est placé en vigilance.
La sécheresse aggravée de ces dernières semaines a fortement impacté le débit des cours d'eau dans le Gard. Plusieurs mesures de restrictions sont donc accentuées.
En raison de l'absence de précipitation et des températures caniculaires relevées dans le Gard depuis le 1er juillet, la situation hydrologique du département s'aggrave.
Les importants incendies en cours Gironde impactent la région Occitanie et particulièrement le département du Gard. Les fumées générées par ces feux entraînent une dégradation de la qualité de l’air en raison des concentrations de particules en suspension (PM10) atteignent des niveaux préoccupants.