La ville de Nîmes dévoile le nom et l’identité graphique du Centre des congrès, dont l’inauguration est prévue à l’automne 2025.
Ce sera H2. Le nom du projet phare du quatrième mandat de Jean-Paul Fournier, censé donner un « futur visage au quartier Porte de France ». Un projet qui suscite par ailleurs une levée de boucliers au sein de l’opposition, nous y reviendrons.
Pourquoi ce nom ? La première raison se réfère à la forme du futur équipement. Constitué de deux bâtiments qui semblent entrer en contact rue Jean-Reboul, il incarne « un signe architectural fort symbolisant le rapprochement et l’échange », dévoile la municipalité.
Dans la perspective de ce fameux « kiss » (le nom donné au rapprochement des deux bâtiments au sommet) souhaité par les cabinets d’architectes Chabanne et 3XN, une passerelle dissimulée par le verre complète l’écriture d’un « H ».

10 000 m2, programmé en octobre 2025
La seconde raison s’appuie sur l’Histoire avec un grand H. « L’héritage de 2 000 ans résonne profondément à Nîmes. La romanité est l’ADN de la ville, c’est ce qui la caractérise encore aujourd’hui auprès des touristes français et étrangers », poursuit la municipalité nîmoise.
En proposant une offre globale dans le domaine de l’évènementiel, des congrès et des séminaires, le futur équipement entend dynamiser l’attractivité de la Ville et poursuivre la politique de « revitalisation et de requalification urbaine du centre-ville ». Quelque 140 ouvriers seront présents chaque jour sur le chantier jusqu’à la livraison du bâtiment d’environ 10 000 m2, programmée en octobre 2025.



Un projet « surdimensionné » selon Vincent Bouget
Un Centre des congrès pour qui ? « Pas pour les habitants du quartier, rien n’a été pensé en terme de circulation, il y aura à coup sûr des problèmes de stationnement », déplore Vincent Bouget, chef de file de l’opposition de gauche à Nîmes.
Le conseiller municipal PCF poursuit : « Un palais des congrès dont l’allure surdimensionnée et ses 56,3M€, sans doute plus avec l’inflation, va contribuer à densifier et bétonner ce quartier ». Un investissement qui, selon Vincent Bouget, « se fera au détriment des équipements utiles aux habitants de la ville ». Et de citer : « des équipements sportifs, le conservatoire, un auditorium en centre-ville, des salles associatives dans les quartiers ».
Valérie Rouverand, présidente Renaissance Gard et élue municipale d’opposition est également vent debout. « C’est un projet qui aurait dû se faire il y a 15 ans, aujourd’hui il n’est plus d’actualité. On ne travaille plus de la même façon ». L’élue fustige les « charges lourdes de fonctionnement et d’entretien » d’un tel équipement.