Après une vidéo dévoilant un homme en train de battre deux chiennes dans le Gard, OneVoice réclame de la justice que soit reconnu l’acte de « torture » et non celui de « mauvais traitement ».
Les images sont insoutenables. Pepa et Kailye, deux Staffordshrie Terrier de 7 mois et 7 ans sont battues à l’aide une barre par un homme, sur le jardin d’une propriété. Le voisin s’empresse de filmer, la vidéo devient virale. Très vite, la police intervient pour retirer les chiennes aussitôt placées à la SPA de Nîmes. Une enquête est ouverte sous la direction du parquet de Nîmes, confiée à la gendarmerie de Calvisson (compagnie de Vauvert). Entre temps, une « période de battement » a laissé penser que les chiennes pouvaient être rendues au propriétaire, témoigne Muriel Arnal, présidente de OneVoice France. Cette dernière s’est rendue avec plusieurs militants ce jour devant le tribunal de Nîmes pour une opération de sensibilisation, pancartes à la main.
Le malfaiteur n’est pas le propriétaire
Il faut dire que l’affaire est sinueuse. En effet, le propriétaire des chiens n’est légalement pas l’homme qui les a roués de coup, mais sa compagne. « Les lanceurs d’alerte sont sous menace de cet homme extrêmement violent », s’inquiète la présidence de l’association de défense des animaux. Laquelle s’empresse d’ajouter : « si les chiens avaient été rendus, rien n’aurait empêché l’homme de les récupérer » et de potentiellement les battre à nouveau. Muriel Arnal alarme jusqu’aux potentielles violences intra familiales. « On sait que dans les foyers où il y a de la violence sur les animaux, il y a de la violence sur les êtres humains, peut-être que cette dame est habituée à ces violences », questionne-t-elle suspicieuse.
« On ne parle pas de chiennes laissées sans eau ! »
La mobilisation se poursuit avec ferveur jusqu’au 3 septembre prochain, jour « d’audience pour mauvais traitement », nous apprend la militante. Laquelle s’insurge du chef d’accusation : « on ne parle par de deux chiennes laissées quelques heures sans eau, mais bien d’acte de cruauté et d’acte de torture ». La preuve est sur la vidéo, non sur les traces de coups selon la militante de la cause animale. Rappelons que la sentence est nettement différente : « l’homme encourt 750 euros d’amende pour un fait de maltraitance, contre 45 000 euros d’amende, trois ans de prison ferme et retrait définitif des chiens pour un acte de cruauté », précise Muriel Arnal. Interview vidéo ci-après :