Pyrénées-Orientales : « La corrida est une pratique cruelle et dépassée », les Écologistes Pays Catalan

"Refuser la corrida, ce n’est pas refuser la fête, la culture ou le vivre-ensemble".
corrida
© Photo d’illustration.

Une tribune, initiée par les Écologistes Pays Catalan-EELV, rassemble des signataires appelant à l’abandon de la corrida dans les Pyrénées-Orientales. Les militants appellent les futurs candidats aux élections municipales de 2026 de Millas et Ceret à prendre une position : « s’engager à ne plus cautionner ni soutenir la corrida s’ils sont élus maires ». Découvrez la tribune en intégralité ci-dessous :

« La corrida est une pratique cruelle et dépassée, qui ne correspond plus aux valeurs de notre société. En 2025, 75 % des Français se sont déclarés favorables à l’interdiction de la corrida, selon un sondage IFOP réalisé pour la Fondation 30 Millions d’Amis. Ce chiffre est sans équivoque : une large majorité de la population refuse désormais que la souffrance animale soit érigée en spectacle.

« La corrida est une pratique cruelle et dépassée »

Contrairement à ce qui est souvent affirmé, la corrida n’est pas une tradition française à part entière. Elle n’existe que par dérogation dans une poignée de territoires, principalement dans le sud du pays, et n’a jamais été inscrite dans le patrimoine culturel immatériel français. Elle est tolérée juridiquement, mais jamais consacrée comme un pilier de l’identité nationale. Une pratique tolérée n’est pas une tradition légitime, encore moins lorsqu’elle repose sur la torture et la mise à mort d’un animal.

« Refuser la corrida, ce n’est pas refuser la fête »

Refuser la corrida, ce n’est pas refuser la fête, la culture ou le vivre-ensemble. La feria sans cruauté animale est non seulement possible, mais déjà une réalité dans de nombreuses villes, en France comme à l’étranger. Musique, danse, gastronomie, convivialité, rencontres populaires : tout cela peut exister sans faire souffrir un animal.

« Le véritable problème, c’est de torturer un animal pour divertir »

Le véritable problème n’est donc pas la feria. Le véritable problème, c’est de torturer un animal pour divertir. Nous affirmons clairement : oui à la musique, oui à la fête, oui aux traditions vivantes qui rassemblent, mais non à la cruauté animale, non à un spectacle fondé sur la douleur, la peur et la mort.

Les villes de Ceret et Millas peuvent et doivent montrer l’exemple. Il est temps que les responsables politiques locaux entendent la voix des citoyens et s’engagent pour des événements festifs sans violence, en phase avec l’éthique et les attentes de notre époque. Disons non à la corrida. Oui à une feria sans cruauté animale ».


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