Après l'annonce du retour de la corrida dans les arènes de Palavas les Flots (Hérault), la mobilisation des anti ne faiblit pas. Ce lundi, les associations CRAC Europe et One Voice annoncent avoir déposé un nouveau recours en référé afin de faire obstacle à cette corrida annoncée le 10 octobre prochain à Palavas-les-Flots, au cours de laquelle "six taureaux doivent être mis à mort", fustige Crac Europe. "Après dix années d’interruption, le retour de la corrida à Palavas constitue un véritable retour en arrière pour une ville qui s’en était débarrassée", juge l'association.
« Ville cruelle »
Au même moment, le CRAC Europe a tenu à décerner à la ville un nouveau label de « Ville cruelle », transmis ironiquement et à titre fictif par le "Conseil de la honte des villes et villages qui torturent". Des panneaux ont été installés symboliquement aux entrées de Palavas-les-Flots. "Le nouveau panneau installé rappelle avec ironie une réalité que nous jugeons particulièrement choquante : une ville qui autorise la mise à mort d’animaux pour un spectacle mérite-t-elle vraiment de se présenter comme une ville moderne, touristique et respectueuse du vivant ?", écrit Crac Europe dans un communiqué.

"La ville n’est pas partie prenante de cette organisation"
Des tractages sont aussi prévus dans les semaines à venir. De son côté, le maire de la ville, Christian Jeanjean, affirme que "la ville n’est pas partie prenante de cette organisation" et que "les arènes de Palavas-les-Flots bénéficient d’une délégation de service public (DSP) accordée au bénéfice de Vincent Ribéra Organisation qui a décidé de la programmation d’une corrida à cette date".