Carole Delga y défend largement l’Etat de droit et l’indépendance de la justice. Voici un extrait de sa tribune publiée le 2 avril dernier dans les colonnes du Nouvel Obs.
« Il fut en temps où aucun responsable politique ne se permettait de commenter ou de critiquer une décision de justice. Il en prenait acte au nom d’un principe fondamental : le strict respect de l’indépendance de la justice, propre à la séparation des pouvoirs, pilier de notre démocratie. […]
« Ils estiment que la société tout entière doit obéir à leurs diktats »
[…] l’Etat de droit est un Etat soumis à un ensemble de normes juridiques qui s’oppose à son pouvoir arbitraire pour asseoir la protection des libertés et des droits fondamentaux. Cet Etat de droit a façonné notre pays […].
« Mme Le Pen a enfreint la loi »
« Nul n’est au-dessus de la loi », qu’il soit puissant ou misérable : voilà ce qu’il faut répondre à Mme Le Pen et à celles et ceux qui osent contester cette décision de justice à des fins politiciennes. Face au simplisme populiste, il faut redire simplement que Mme Le Pen a enfreint la loi en mettant en place, comme l’énonce le tribunal, « un système destiné à constituer une véritable manne financière pour son parti ». Une fraude de 4,1 millions d’euros. Mme Le Pen est bien une justiciable comme les autres, oui, même elle qui voici quelques années à propos de l’affaire Cahuzac demandait « l’inéligibilité à vie pour tous ceux qui ont été condamnés pour des faits commis grâce ou à l’occasion de leur mandat ».
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