Une rassemblement a eu lieu ce samedi 6 juin, devant le Carré d'art à Nîmes. A l'appel du collectif intersyndical Visa 30, une marche a emprunté les boulevards du centre-ville jusqu'à la préfecture, en hommage notamment à Clément Méric, mort à la suite d'une rixe entre un groupe antifasciste et un groupe de skinheads d'extrême droite nationaliste, à Paris il y a treize ans. "On est antifascistes, réunis ici contre l'extreme droite", insiste un militant agitant un drapeau dans la main. "Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos", scandent les militants durant la marche, enchainant ensuite sur un chant martelé avec du coffre dans la voix : "Siamo tutti antifascisti", littéralement « nous sommes tous antifascistes ».
"Siamo tutti antifascisti"
"Nous considérons qu’il est important et urgent de s’organiser syndicalement, de manière unitaire, pour faire face aux dangers que représente l’extrême droite. C’est pourquoi, nous, syndicalistes avons décidé d’unifier nos forces en créant un collectif départemental gardois du réseau Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA)", indique le collectif Visa 30 sur son site internet.
Lequel tire la sonnette d'alarme : "Il nous paraît essentiel de réaffirmer que l’extrême droite est une imposture sociale. Derrière la façade de respectabilité que le RN tente de se créer et la banalisation de ses idées, il y a bien la volonté de mener des politiques ultra-libérales (avec des privatisations massives), discriminatoires et antisociales".
Au niveau local : "Nous n’oublions pas également que les responsables gardois·es du RN, à l’instar de nombreux responsables politiques nationaux RN ou hors RN, ont tous·tes rendu un hommage positif à Jean-Marie Le Pen – qualifié de 'visionnaire', 'grand homme' -, tout en ignorant ses multiples condamnations pour incitation à la haine raciale, antisémitisme et négationnisme et ses positions homophobes, anti-avortement, etc.", écrivent les militants du collectif. Les images de la marche à découvrir ci-dessous :