C'est une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par deux voisines qui a médiatisé cette affaire. Dans celle-ci, apparaît une voisine faisant descendre un sac à l'aide d'une corde à l'étage inférieur de cet immeuble nîmois afin qu'un enfant de 8 ans puisse récupérer de la nourriture et à boire. En plus de cette vidéo, deux signalements avaient déjà été effectués depuis le début du mois d'août. L'enfant vivait chez sa mère, avec son demi-frère de 18 mois et son beau-père. C'est ce dernier qui est soupçonné de maltraitance envers l'enfant.
Enfermé dans sa chambre en pleine canicule
Selon les témoignages recueillis par nos confrères d'ICI Gard Lozère, l'enfant aurait été enfermé toute la journée dans sa chambre depuis le début des vacances scolaires, en pleine canicule. Les voisins auraient également été témoins de violences verbales et de coups de la part du beau-père à l'encontre du garçon de 8 ans.
L'enfant retiré du domicile
Le 14 août dernier, l'enfant a été retiré du domicile, a annoncé la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, ajoutant que c'est la mère de l'enfant qui a demandé ce placement "en proie à des difficultés croissantes face aux troubles de la personnalité de l'enfant, et par incidence à la mésentente au sein du foyer".
De plus, le parquet précise que "ce retrait était réalisé en urgence sur la base d'une ordonnance de placement de cet enfant par un juge des enfants, datée du 11 Août 2026, soit antérieurement et indépendamment des faits évoqués de maltraitance par le voisinage."
La victime "fait l'objet d'un suivi en assistance éducative par un juge des enfants depuis 2023 dans un contexte de troubles de la personnalité et de séparation et positionnement éducatif conflictuel entre les deux parents", ajoute Cécile Gensac. Le garçon doit désormais être placé en famille d'accueil. Les recherches sont activement en cours.
Une enquête en cours
Enfin, pour le second enfant, "le placement n'a pas été sollicité ni prononcé après rapport auprès du juge des enfants", déclare la procureure de la République, qui ajoute que "les policiers intervenants ont pu constater ce 14 Août qu'il semblait bien traité par ses deux parents."
Des investigations sont en cours afin de déterminer "dans un premier temps l'existence potentielle de faits de manquement à l'éducation sur la base de l'article 227-17 du code pénal."