Municipales 2026 : à Saint-Jean-de-Védas, Christophe Van Leynseele souhaite poursuivre « l’héritage » de François Rio

Christophe Van Leynseele est candidat aux élections municipales 2026 à Saint-Jean-de-Védas à la tête de la liste
© InfOccitanie – A.F /Christophe Van Leynseele, candidat aux élections municipales.

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter aux élections municipales ?

C’est suite au dernier conseil municipal qui a eu lieu le 5 janvier, où la logique aurait voulu que je fasse la transition du mandat. Mais on a assisté à une grande pièce de Tartuffe et il s’est passé ce qui s’est passé.
Et donc, j’ai pris le temps de réfléchir une semaine avant de prendre la décision de me présenter pour poursuivre le travail qui avait été engagé avec François Rio, puisque j’étais son adjoint à l’aménagement du territoire pendant tout le mandat. De plus, j’aurais eu du mal à laisser la main aux opposants et à ce qu’ils profitent de l’héritage et de tout ce qui avait été valorisé par François Rio. Parce que toutes les listes qui se sont présentées ont toujours tapé sur François et sur ce qu’il faisait.

Votre liste s’appelle « Dans les pas de François Rio ». Comment comptez-vous poursuivre son héritage ?

On poursuit ce qui a été fait, avec un socle très solide en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de social, d’environnement. Nous allons pouvoir approfondir ce qu’on n’a pas pu réaliser lors du premier mandat, c’est-à-dire par exemple le gymnase multi-activités qui doit se trouver à Roquefraisse ou encore continuer la rénovation thermique des établissements scolaires.

Quelle est votre position concernant le COM ?

Nous sommes favorables au COM puisque nous avons travaillé avec la Métropole et Vinci Autoroutes depuis le début. J’ai rencontré Salvador Nuñez afin de casser les quelques contre-vérités au sujet du COM. Par exemple, on entend parler d’autoroute à 8 voies. Non, c’est une deux fois deux voies avec une troisième voie pour les bus ainsi que des pistes cyclables et des contre-allées afin de desservir la D612 et les commerces. Il y a seulement du rond-point de Gennevaux au rond-point du Rieucoulon, soit environ 1,5 km, où il a fallu prendre sur la nature.

Les opposants au COM avancent que ce projet ne fluidifiera pas le trafic à Saint-Jean-de-Védas et qu’il risque même de l’empirer. Que leur répondez-vous ?

C’est faux, parce qu’on va fluidifier la circulation sur le COM. Actuellement, le trafic est congestionné, que ce soit à Rieucoulon ou à Gennevaux. Nous allons mener un travail avec la Métropole afin d’éviter tout transit parasite. Les automobilistes vont se rendre compte qu’il vaut mieux rester sur la deux fois deux voies plutôt que de passer par Saint-Jean-de-Védas. Maintenant, nous n’avons pas dit que nous allons pouvoir complètement réduire le trafic, car les habitants de Fabrègues ou Lavérune empruntent la D613. Alors en interne, nous réfléchissons à avoir une sortie d’autoroute à Fabrègues.

Quelles mesures proposez-vous pour l’éducation ?

Alors ce qui a déjà été mis en place, c’est l’argent de poche. C’est-à-dire que tous les jeunes Védasiens peuvent venir l’été travailler aux services techniques, faire des travaux d’espaces verts, etc. Nous avons fait également trois terrains de tennis couverts et nous mettons en place un partenariat avec les écoles pour que les enfants s’initient au tennis. Nous avons également mis en place un programme contre le gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires, avec aussi un programme de sensibilisation à l’environnement avec des jardins, potagers et composts au sein des écoles. Tout cela, on le poursuit.

Que proposez-vous en matière d’aménagement urbain ?

Nous avons déjà le poste de police municipale dans lequel les agents sont à l’étroit. Donc nous voulons rénover ce poste et adjoindre à côté le CCAS et, à côté, mettre une maison de la solidarité qui sera une espèce de tiers-lieu avec une épicerie solidaire et un genre de « repair café » à destination des gens qui ont eu un accident dans leur parcours de vie.

Quelle est votre politique en matière de logement ?

Nous avons un programme d’aménagement mixte de logements, adjoint aux projets cités précédemment. C’est basé sur du R+2 avec des T1, T2 voire T3, avec comme objectif d’avoir une mixité entre les seniors et les jeunes. En termes de logement social, on est à 16 % sur les 25 %. Ça représente environ 1 000 logements sociaux sur la commune. On est dans les objectifs du PLH. Alors bien sûr, il faudra en faire plus. Mais le but, ce n’est pas de galoper sur l’organisation, puisqu’il nous faut les infrastructures pour accueillir les gens, que ce soit le gymnase, la culture, toutes les activités que l’on espère trouver sur les communes.

Comment comptez-vous répondre au manque de médecins ?

Nous avons un projet de maison de santé pluridisciplinaire car nous avons un gros déficit de médecins généralistes sur Saint-Jean-de-Védas. L’objectif est d’attirer deux à trois médecins généralistes dans l’attente de la réalisation de ce projet. Nous y travaillons depuis près de 8 mois. Nous sommes en cours de négociations avec un privé afin de pouvoir accueillir ces médecins de façon transitoire. Et en parallèle, l’objectif, c’est d’avoir cette maison d’ici deux ans.

Quelles sont vos priorités en matière de sécurité ?

Je préfère parler de tranquillité publique. Nous souhaitons renforcer la lutte contre les incivilités allant des crottes de chiens aux dépôts sauvages, mais aussi renforcer la sécurisation aux abords des écoles. Il faut aussi étudier la façon de mettre en place les tournées des agents et instaurer un autre rythme. Actuellement, nous avons 11 policiers municipaux et trois agents de surveillance de la voie publique (ASVP). Le but, c’est d’avoir un policier municipal pour 1 000 habitants, donc il nous en manque trois. Nous voulons également que la police municipale et la gendarmerie puissent travailler en synergie.

Quelles mesures proposez-vous pour améliorer la circulation ?

Nous voulons continuer de développer les mobilités douces. Un peu comme partout sur le territoire métropolitain, il y a des pistes où parfois il manque des raccords. Il y avait également un projet de voie verte qui doit normalement partir du lycée de Cournonsec et aller jusqu’au centre de Montpellier. Elle devait traverser notre territoire et donc l’idée était de réhabiliter l’ancienne ligne de chemin de fer en voie verte pour ensuite longer le tram afin de connecter jusqu’à Sabines. Donc nous avons ce travail à réaliser avec la Métropole. Enfin, il y a le projet de connexion jusqu’à la mer.

Que proposez-vous concernant les transports en commun ?

Nous souhaitons le doublement de la ligne 2 ainsi que la hausse des rotations. Après, nous n’avons pas totalement la main. Il y a également un travail à effectuer sur la ligne 20 car elle dessert les collèges mais les bus deviennent saturés. Alors il faut améliorer l’offre aux heures de pointe.

Comment envisagez-vous vos relations avec la Métropole ? Souhaitez-vous que Saint-Jean-de-Védas ait davantage de poids ?

Concernant ce discours sur le « poids dans la Métropole », il faut savoir que nous avons toujours travaillé en bons termes avec la Métropole. François Rio s’est toujours bien entendu avec les institutions, que ce soit la Préfecture, la Région, le Département ou la Métropole. Il a eu beaucoup de subventions grâce à ses bonnes relations avec les institutionnels. Nous allons être présents au sein de la Métropole. Nous ne pouvons pas aller plus vite que la musique parce que parfois il y a la lenteur de l’administration, il y a des problèmes de ressources humaines, des fois où on n’a pas la réactivité qu’on voudrait, notamment sur la petite voirie. J’aimerais bien qu’on puisse négocier de récupérer la petite voirie.

Quelles mesures proposez-vous pour les quartiers ?

Nous voulons mettre en place la démocratie participative en remettant en place notamment les consultations de quartier. Nous voulons également relancer le budget participatif avec un budget dédié, avec un lancement d’appel à projets qui pourra être concrétisé par les citoyens. Nous avons mis également en place une application qui permet d’avoir des dialogues directement avec les habitants, notamment via des sondages où nous pouvons consulter la population.

Quels seront vos chantiers prioritaires ?

Nous allons lancer la réflexion concernant la place de l’Ortet. Cette place est le maillon manquant de notre allée commerciale qui part du vieux village et qui se poursuit par la place de l’Ortet pour arriver à la place centrale. Donc nous voulons revégétaliser, élargir les trottoirs, repenser les parkings et la circulation. Cela permettra aussi de sécuriser le carrefour de la D613. Il y a également le gymnase multi-activités de Roquefraisse et aussi la réfection thermique des écoles. Ce sont les trois chantiers prioritaires.

Votre position d’ancien premier adjoint de M. Rio est-elle un atout ou peut-elle jouer en votre défaveur auprès des personnes insatisfaites ?

François Rio était aimé de sa population. On sent le vide. Son absence marque beaucoup de monde. Ce qui s’est passé au conseil municipal n’a pas du tout été apprécié par la population. Je formais un binôme à la fin avec Monsieur Rio. L’avantage d’avoir été à ses côtés pendant 6 ans et d’avoir travaillé sur cette question d’aménagement du territoire est que cela me donne une vision globale du dossier. Je sais que je peux m’appuyer sur une administration qui est au top. Pour moi, c’est un avantage. On a un héritage. On parle d’un cercle solide.

Sept listes sont en lice à Saint-Jean-de-Védas, dont certaines issues de la majorité municipale. Quel regard portez-vous sur cette situation ? Des alliances sont-elles envisageables ?

Les alliances, à l’heure actuelle, je n’y pense pas. Nous avons toujours pris cela comme une trahison de la part des deux listes qui sont désolidarisées de la majorité. Les programmes se ressemblent tous, par ailleurs. J’estime que notre groupe a repris le travail de François Rio, le programme était écrit, nous l’avons remis en forme. Nous avons cette légitimité-là. Je ne veux pas m’attarder davantage sur les autres parce que le but, c’est de recréer un climat serein. Les habitants en ont marre.

Quels sont vos prochains rendez-vous ?

Nous avons deux prochaines réunions publiques les 13 et 20 mars à la salle des Granges.

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