L’affaire débute le 14 août dernier, après des soupçons de la brigade des stupéfiants du service local de police judiciaire (SLPJ) de Montpellier concernant un trafic de stupéfiants. Au départ, les enquêteurs disposent du prénom d’un individu potentiellement impliqué, ainsi que d’une localisation et d’un mode opératoire. Le trafic présumé partirait d’une résidence et impliquerait l’utilisation d’un véhicule pour livrer la marchandise.
Surveillances et intervention
Avec ces premiers éléments, les enquêteurs finissent par localiser ledit véhicule ainsi que la résidence de l’individu suspecté. Des surveillances vont être effectuées et vont permettre de confirmer qu'un trafic de stupéfiants s'opère vraisemblablement dans cet immeuble, situé rue Circé, dans le quartier Alco.
Le 18 août, vers 10 h, les policiers décident de mener une opération, accompagnés d’un chien spécialisé dans la recherche de stupéfiants. L’animal confirme rapidement les soupçons des enquêteurs.
Plus de trois kilos de stupéfiants
Lors de l’opération, les policiers investissent un appartement situé au premier étage. Ils y découvrent un individu qui, à la vue des agents, saute du balcon, pieds nus, et tente de prendre la fuite. Une tentative rapidement déjouée par les forces de l’ordre, qui rattrapent en peu de temps le fuyard, âgé de 28 ans.
Un autre individu se trouve également dans l’appartement. Il s’agit d’un homme de 26 ans, suspecté de participer aux livraisons de stupéfiants. Dans le logement, les policiers découvrent et saisissent 2,4 kg de résine de cannabis ainsi que 830 grammes d’herbe de cannabis.
Un second appartement identifié
Les investigations permettent également d’identifier un second appartement, dans lequel sont découverts 260 grammes d’herbe de cannabis. L’occupant des lieux, un homme de 30 ans, n’est autre que le frère du premier individu, celui qui avait tenté de s’échapper par le balcon.
Les trois hommes sont placés en garde à vue. Par ailleurs, il s’avère que le premier, âgé de 28 ans, est déjà sous le coup d’une condamnation à 30 mois de prison à la suite d’un précédent jugement. Les trois mis en cause sont déférés au parquet de Montpellier le 20 août, en vue d’une comparution immédiate qui doit se tenir ce vendredi 21 août.