C'est pour échanger autour de son livre "Souvenirs d’un apatride", que l'homme politique franco-allemand, porte-parole de Mai 1968, Daniel Cohn-Bendit, sera à Montpellier le 30 juin prochain, à 18h30, à la salle municipale Pétrarque. Il vient sur invitation de l'association Sepharim, en partenariat avec l’Institut Universitaire Maïmonide-Averroès-Thomas d’Aquin.

Le 30 juin prochain

Cet institut a pour vocation l’étude de l’histoire et de la civilisation du judaïsme et des monothéismes qui en sont issus, le dialogue inter-religieux et la valorisation du patrimoine montpelliérain et occitan hébraïque médiéval. Fondé en 2000, il est implanté dans l’Espace hébraïque de la rue de la Barralerie, au cœur de l’un des deux quartiers juifs médiévaux de Montpellier, et propose tout au long de l’année des rencontres, conférences, tables-rondes, séminaires, concerts, présentations d’ouvrages... Depuis 2019, l’Association Sepharim, crée à l’initiative de l’Association montpelliéraine pour un judaïsme humaniste et laïque, l’Institut Maïmonide et la Communauté juive libérale de Montpellier, organise à l’automne le « Salon du livre des mondes juifs, Montpellier-Occitanie ».  

Seulement voilà, la personnalité attendue dans quelques jours fait grincer des dents. Sur les réseaux sociaux, l'association féministe "Les Tricoteuses hystériques", qui s'est notamment mobilisée sur le terrain dans l'affaire des viols de Mazan, semble vouloir réserver un comité d'accueil le jour de sa venue, avec un message sans équivoque : "Bon. On sera là aussi".

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Sur le site de l'institut en question, l'annonce de sa venue est accompagnée de ce texte descriptif : “L’ancien leader étudiant de Mai-68, né de parents Juifs allemands réfugiés en France dès 1933, se confie dans ce livre à la journaliste Marion Van Renterghem sur son rapport complexe vis-à-vis de son identité et de son statut de mythe politique. Depuis les massacres du 7-Octobre, lui qui se disait 'asioniste' se sent pris au piège de l’identité, tel 'un Juif qui tourne en rond', 'coincé' entre deux 'légitimités, palestinienne et israélienne', désormais 'totalement étanches''(...).”

Des propos polémiques

Une personnalité dont les propos collent à la peau. En 1982, sur le plateau de l’émission « Apostrophes », l’ancien eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit déclarait : "Vous savez que la sexualité d'un gosse c'est absolument fantastique. (...) Ben vous savez quand une petite fille de 5 ans, 5 ans et demi commence à vous déshabiller, c'est fantastique parce que c'est un jeu érotico-maniaque". Un extrait à voir ici.

"Ce n’est pas un simple rendez-vous littéraire. C’est un choix politique"

Thierry Tsagalos, candidat aux dernières municipales de Montpellier, s'est offusqué de sa venue dans une publication devenue virale sur Facebook. Selon ce dernier, "la venue de Daniel Cohn-Bendit, n’est pas un simple rendez-vous littéraire. C’est un choix politique, dans un lieu municipal, et ce choix est profondément contestable". Le militant politique fait par ailleurs un lien avec un autre sujet tout aussi brûlant : "Chacun voit bien que cette municipalité n’en est pas à sa première provocation symbolique, et que Jack Lang y avait déjà été accueilli en invité d’honneur. Elle assume depuis longtemps des invitations qui heurtent une partie importante de la population".

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Lequel poursuit : "Dans un contexte où la parole des victimes de violences sexuelles, d’inceste et de pédocriminalité s’est enfin libérée, inviter Daniel Cohn-Bendit dans un espace municipal est une faute politique et morale. (...) une personnalité dont le nom reste associé à des polémiques extrêmement graves et profondément choquantes".

"Il est temps Michaël Delafosse d'interdire sa présence"

Bérengère Dubus, colistière sur la liste de Philippe Saurel lors des dernières municipales, sort également de ses gonds et appelle à l'action : "Il est temps Michaël Delafosse d'interdire sa présence car une ville à hauteur d'enfant n'est pas une ville où l'on reçoit les agresseurs en grande pompe. (...) Sa place est en prison et dans les wc de l'histoire. Et la nôtre le 30 juin devant la salle pour lui interdire d'y pénétrer".