Le protoxyde d’azote aurait-il encore fait des ravages ? Le 21 mars dernier, alors qu’il circule boulevard Jacques-Fabre-de-Morlhon, à Montpellier, sur la voie de gauche, un automobiliste aperçoit dans son rétroviseur une voiture lui faisant des appels de phare et arrivant à vive allure. Étant en train de doubler, l’automobiliste n’a pas pu se rabattre à temps et a donc été violemment percuté par le véhicule derrière lui. Les deux véhicules, fortement endommagés, s’arrêtent avant que celui de l’auteur ne reparte pour finalement se garer sur le parking d’un magasin.
Ballons et bonbonnes de protoxyde d’azote
Un équipage de police passe dans le secteur et est rapidement avisé des faits. Il interpelle le conducteur, âgé d’une vingtaine d’années. À bord de son véhicule, les policiers découvrent de nombreuses bonbonnes et ballons de protoxyde d’azote. Les forces de l’ordre suggèrent qu’il en consommait au moment des faits, ce que le mis en cause nie. Toutefois, la victime affirme avoir aperçu le chauffard en train d’en inhaler. L’auteur reconnaît en partie les faits mais affirme que la voiture devant lui a pilé avant l’accident et qu’il ne voulait pas prendre la fuite en repartant avec son véhicule. Une justification qui peine à convaincre les policiers. Il fait l’objet d’une double convocation : une CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) et une COPJ (convocation par officier de police judiciaire), le 1er septembre à Montpellier.