Au 1er janvier 2025, dans le cadre de la mise en application des Zones à faibles émissions (ZFE), les véhicules Crit’Air 3 seront bannis de Montpellier et de dix communes autour. Laurent Jaoul, maire de Saint-Brès, alerte le Premier ministre de l’impact sur les plus précaires.
Environ 50 000 automobilistes seront contraints de remplacer leur véhicule afin de se conformer aux normes Crit’air 1 et 2. « La majorité des ménages à faible revenu sera dans l’incapacité de faire l’acquisition de véhicules conformes à la ZFE » , alerte l’édile, selon qui le dispositif « entrainera une injustice sociale pour les ménages qui peinent déjà à assumer le coût d’entretien de leur véhicule et le carburant ». Laurent Jaoul, qui a voté en défaveur de la mesure lors du dernier conseil communautaire, dit avoir collecté plusieurs témoignages de personnes « craignant de perdre leur emploi » en raison de ce dispositif.
Des contrôles prévus ?
Les aides gouvernementales ? Elles existent. Le montant de l’aide atteint jusqu’à 3 000 € pour l’acquisition d’une voiture particulière Crit’Air 1, sous conditions. « Mais le reste à charge reste prohibitif dans un contexte inflationniste », nuance le maire qui peine à « justifier ces mesures punitives auprès de mes administrés ». En séance du conseil de Montpellier métropole, il a été précisé par son président qu’aucun contrôle ne serait effectué.
Un courrier au Premier ministre
Laurent Jaoul s’interroge : « les contrôles et les actions relatifs à son application relèvent des compétences de l’Etat et non des maires ». Laurent Jaoul a écrit au premier Ministre afin d’envisager un moratoire sur la mise en œuvre de la ZFE, permettant à la circulation des véhicules Crit’air 3 ou 4, jusqu’à ce que « la situation économique et internationale se stabilisent ».