« C’est un vrai traumatisme pour les propriétaires. Les gens sont choqués », affirme Christelle Gossart, directrice de l’association « À Base de Plantes », qui recueille des témoignages documentés de propriétaires dont les chiens ont chuté de la terrasse basse du Peyrou. La raison de ces chutes ? Une illusion d’optique provoquée par les bâtiments et les cimes des arbres autour du Peyrou donnerait l’impression aux chiens que le chemin continue alors qu’il donne en réalité sur un vide de plusieurs mètres. « Les chiens tombent rue Pitot et côté Gambetta », précise la cofondatrice de l’association.

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InfOccitanie - A.F / Les chiens chutent notamment côté rue Pitot

llustration - D.R.

Une dizaines de témoignages documentés

L’association « À Base de Plantes » cherche alors à récolter des témoignages documentés. « Nous en avons déjà une dizaine, avec les factures de vétérinaire, les radios, les témoignages des propriétaires, les photos. C’est affreux à voir, certains sont en fauteuil roulant, incontinents à vie, d’autres sont handicapés à vie », explique Christelle Gossart. Au-delà des propriétaires, l’association récolte également des témoignages de cliniques vétérinaires ou d’habitants témoins de ces chutes. « Une habitante vivait à côté des jardins du Peyrou et nous a dit avoir passé un brevet de secourisme canin car elle en avait marre de voir les chiens tomber sans pouvoir rien faire », donne en exemple la directrice.

L’objectif d’« À Base de Plantes » est de constituer un dossier le plus documenté possible afin de le présenter à la Ville et à la Préfecture et d’aller au-delà de l’argument « ils n’ont qu’à tenir leurs chiens en laisse ».

Fermeture provisoire et aménagements

Alors, l’association demande des mesures urgentes à la Ville de Montpellier. « On demande la fermeture provisoire du parc aux chiens. Il vaut mieux cela qu’un nouvel accident. On demande également des panneaux clairs et visibles », explique la créatrice. Actuellement, seul un écriteau apposé sur une feuille A4 dans une pochette plastifiée est accroché à l’entrée du parc.

De plus, « À Base de Plantes » demande que des aménagements soient étudiés et réalisés au Peyrou, malgré son caractère de monument historique, afin de prévenir de nouveaux accidents. « On peut en faire, il y a déjà eu plein d’endroits où des aménagements ont été faits, comme au Pont du Gard, par exemple. » Enfin, l’association de protection animale demande la création d’un parc canin sécurisé, permettant aux propriétaires de disposer d’un espace adapté. Pour l’heure, « À Base de Plantes » est dans l’attente de nouveaux témoignages.

Contactée par notre rédaction, la Ville de Montpellier n’a pas donné suite à nos sollicitations.

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