L’affaire Jeffrey Epstein continue de faire émerger, bien au-delà des procédures judiciaires closes, de nombreuses interrogations sur les réseaux d’influence, les cercles de pouvoir et les personnalités gravitant autour du financier américain, condamné pour crimes sexuels et au cœur d’un scandale international impliquant des mineures.
Dans ce contexte, certains noms régulièrement cités dans des débats et échanges publics refont surface, sans mise en cause judiciaire directe, mais dans un climat médiatique et politique particulièrement sensible. C’est notamment le cas de Caroline Lang, fille de Jack Lang, dont le nom circule sur les réseaux sociaux et dans certains courriers adressés à des personnalités publiques.
Une coïncidence soulevée par Rémi Gaillard
À la suite de l’un de ces courriers reçus, l’humoriste et militant Rémi Gaillard dit s’être interrogé sur une succession d’événements qu’il juge troublante.
Fin 2021, Jack Lang est reçu officiellement à Montpellier par le maire Michaël Delafosse. Lors de cette visite, l’ancien ministre salue publiquement l’édile en le qualifiant de « fils spirituel », une formule marquant une proximité politique et symbolique assumée.
Une nomination rapide dans une association sensible
Quelques jours seulement après cette visite, Caroline Lang est nommée au conseil d’administration de Le Refuge, une association œuvrant auprès de jeunes en situation de détresse et de rupture familiale.
Bonjour @MDelafosse, Pour informer Montpellier, pensez à partager la note interne de @lerefuge. Au lendemain de la visite de Jack Lang, pour qui vous êtes "un fils spirituel", sa fille est nommée administratrice. À votre service 🤡 #Epsteinpic.twitter.com/268V1XVnk9
C’est la proximité temporelle entre ces différents événements, dans un contexte déjà marqué par les remous persistants de l’affaire Epstein. qui conduit Rémi Gaillard à poser publiquement des questions. Sans formuler d’accusation, il s’interroge sur les liens entre sphères politiques, culturelles et associatives, et sur l’exigence de transparence attendue lorsque des structures accueillent des publics vulnérables.
À ce jour, ni la mairie de Montpellier ni l’association concernée n’ont communiqué publiquement sur les circonstances précises ou le calendrier de cette nomination. Contacté par notre rédaction, Rémi Gaillard déclare :
« Je prépare une charte municipale anti-pédocriminalité. Elle sera proposée à la signature de tous les candidats. Ça ne devrait poser de problème à personne. J’espère. »