La direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Hérault a été informée de 6 cas confirmés d’infection par le virus West Nile sur des chevaux. Plusieurs suspicions cliniques sont en attente de résultat d’analyse. À ce jour, aucun cas d’infection humaine n’a été détecté dans l’Hérault.
6 cas confirmés, des résultats en attente
Dans ce contexte, la préfète de l’Hérault appelle à la vigilance les éleveurs et les vétérinaires en filière équine afin qu’ils mettent en place dans les zones à risque des mesures de prévention (traitement insecticide, démoustication, vaccination) et qu’ils déclarent toute suspicion clinique de la maladie. La maladie se manifeste chez les équidés soit sous une forme fébrile pure, souvent inapparente, soit sous une forme nerveuse (abattement, tremblements, troubles neurologiques). Une guérison spontanée intervient généralement en 3 à 4 semaines, mais des formes graves avec paralysie et mort peuvent survenir.
Transmise par les moustiques
L’infection à virus West Nile est transmise par les moustiques (essentiellement du genre Culex) qui se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés. Le moustique Culex, commun en France métropolitaine, pique principalement en soirée et durant la nuit, contrairement au moustique tigre qui pique surtout le jour. Les chevaux, mais aussi parfois les humains, sont des « hôtes accidentels » : ils peuvent être infectés par le virus West Nile lorsqu’ils sont piqués par des moustiques contaminés, mais ne peuvent pas le transmettre à leur tour.