Ce mercredi 17 juin, la salle d'audience du tribunal correctionnel de Montpellier est pleine, plusieurs classes ayant pris place dans le public pour assister aux débats. Sami*, 29 ans, est mis en cause pour vol par effraction et maintien irrégulier sur le territoire français. Large pull gris sur les épaules et crâne dégarni, il s'installe dans le box des prévenus.
Alcoolisé et regard vitreux
Le 4 mai dernier, à Sète (Hérault), les policiers sont appelés par un homme qui découvre, à son arrivée chez son père, que le domicile a été cambriolé. À l'intérieur, il surprend un individu endormi dans le salon : Sami. Sur place, les forces de l'ordre constatent qu'il semble alcoolisé, peinant à s'exprimer, le regard vitreux. Il porte au poignet la montre de la victime. Il est immédiatement interpellé.
Les investigations débutent pour éclaircir les circonstances exactes de son intrusion. Elles révèlent par ailleurs que Sami faisait l'objet d'une interdiction de paraître sur le territoire national, prononcée à la suite d'une précédente condamnation.
Entendu sur les faits, il reconnaît le vol mais ne se souvient plus précisément du déroulement. Il s'est introduit par effraction, en saisissant un marteau trouvé sur place pour fracturer la porte d'entrée. Il évoque une consommation d'alcool et un traitement médicamenteux au moment des faits.
Des conditions de détention difficiles
"Comment se passe votre incarcération ?", interroge le président. Placé en détention provisoire depuis son interpellation, Sami évoque des conditions difficiles. Il dit être frappé et souffrir de troubles du sommeil. "J'ai des cicatrices partout", confie-t-il. Il décrit également une cellule suroccupée, à trois détenus pour deux places, et mentionne la présence de cafards. Atteint de troubles psychiatriques, il aimerait être hospitalisé.
La procureure de la République requiert 8 mois d'emprisonnement ferme avec maintien en détention avec une interdiction de paraître à Sète pendant trois ans. L'avocate de la défense plaide, de son côté, la personnalisation de la peine pour son client qui a été "pris la main dans le sac, le corps dans l'appartement".
12 mois de prison ferme
Après en avoir délibéré, le tribunal déclare Sami coupable et prononce une peine de 12 mois d'emprisonnement avec maintien en détention. Il devra également payer 500 euros de dommage-intérêts au titre du préjudice moral de la victime.
*Prénom d'emprunt