Le 9 mai 2026, les militaires sont intervenus à la suite d’un accident de la circulation impliquant un véhicule terminé dans le fossé à Capestang (Hérault). À leur arrivée, ils ont découvert une voiture légèrement sortie de route, avec un homme installé au poste de conduite et une femme assise sur le côté passager. Cette dernière apparaissait particulièrement choquée et présentait plusieurs ecchymoses au visage ainsi qu’au bras droit. Très rapidement, elle a expliqué aux gendarmes avoir subi des violences.
La victime menacée au couteau par l’homme au volant
Selon ses déclarations, elle aurait été menacée avec un couteau par l’homme au volant, son ex-compagnon. Ce dernier était pourtant déjà sous le coup d’une interdiction d’entrer en contact avec elle, décidée après une condamnation prononcée en janvier 2025 par le tribunal correctionnel de Narbonne pour des faits de violences conjugales.
La victime, une femme de 42 ans résidant à Armissan (Aude), a été transportée vers le centre hospitalier de Béziers (Hérault) afin d’y recevoir des soins. L’homme, âgé de 38 ans et sans domicile fixe, a été immédiatement interpellé. Lors des vérifications, les gendarmes ont découvert qu’il était porteur d’un couteau, qu’il conduisait sans permis et qu’il était positif à la cocaïne. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits tout en cherchant à en réduire la gravité. Présenté au parquet de Béziers le 10 mai 2026, il a ensuite été placé en détention provisoire.
Condamné à cinq ans de prison
Quelques jours plus tard, le 13 mai, le tribunal correctionnel de Béziers l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement avec maintien en détention, ainsi qu’à une interdiction de contact avec la victime, de présence à son domicile et de détention d’arme pendant cinq ans. Le tribunal a par ailleurs retiré l’autorité parentale sur les deux enfants issus de l’union du couple. Il a été déjà été condamné à 19 reprises entre 2006 et 2025, notamment pour des infractions routières, des faits liés aux stupéfiants, ainsi qu’une précédente condamnation en 2025 pour violences conjugales.

