Pour répondre à l’obligation légale de création d’une ZFE avant le 1er janvier 2025, la ville de Nîmes ouvre la consultation aux habitants.
C’est une obligation légale, en application de la loi climat et résilience de 2021. Classée « territoire de vigilance », l’agglomération de Nîmes doit mettre en place au 1er janvier 2025 une Zone à faibles émissions mobilité (ZFE-m), pour une durée de cinq ans.
De quoi s’agit-il ?
D’un périmètre à l’intérieur duquel la circulation de certaines catégories de véhicules est interdite en fonction de leur émission de polluants atmosphériques. « Nous sommes déjà convaincus qu’il faut préserver et même améliorer la qualité de l’air pour la santé des habitants, indique Claude de Girardi, adjointe déléguée à la Mobilité, à la Circulation et au Stationnement. A Nîmes, la mise en place de la ZFE-m et de ses contraintes se fera de manière progressive, en prenant en considération les réalités sociales et les besoins d’ajustement de cette mesure nationale. »
« De manière progressive »
Les véhicules sont répartis en six classes (de vert à 5) selon le système national des vignettes Crit’air. Au 1er janvier 2025, à Nîmes, seuls les véhicules qui relèvent des normes antipollution les moins strictes, dits « non-classés », seront concernés par les restrictions de circulation. Ils représentent moins de « 3% des voitures du parc roulant nîmois ; 12 % des poids lourds », précise la ville de Nîmes.
Des itinéraires dérogatoires
Si le périmètre de la ZFE-m comprend l’ensemble du territoire nîmois, plusieurs itinéraires sont dérogatoires : réseau autoroutier (A9, A 54), routes nationales (N106, N113), axes de desserte des zones industrielles de Grézan (D999) et de Saint-Césaire (D40, D613), ce qui permet d’accéder au CHU notamment, et axes départementaux permettant de conserver une continuité d’itinéraire hors Zone à faibles émissions. En outre, des dérogations sont possibles pour les véhicules d’intérêt général ou de transport en commun, ainsi que pour les « petits rouleurs » qui parcourent moins de 8000 km par an.
Une nouvelle plateforme de participation citoyenne
Les Nîmois sont invités à prendre part à la consultation publique ouverte sur la nouvelle plateforme de participation citoyenne de la ville de Nîmes, lancée ce lundi 28 octobre. « C’est un lieu inédit d’expression pour les habitants, souligne Jean-Paul Fournier, Maire de Nîmes. Nous allons faire évoluer les modes de décision vers plus de transparence, d’ouverture et d’inclusion et ainsi leur donner plus encore de légitimité. » Selon les sujets et les procédures, jeparticipe.nimes.fr offre plusieurs niveaux de participation : consultation, concertation et même co-production.