Ce lundi 12 octobre, un homme de 45 ans, jugé devant le tribunal correctionnel de Nîmes (Gard) pour voyeurisme et agression sexuelle, a écopé d'une peine de deux ans de prison avec sursis probatoire, d'après Midi Libre.

Le 22 août dernier, lors de la fête votive de Saint-Quentin-la-Poterie, les gendarmes sont alertés par des jeunes : un homme aurait filmé les femmes de leur amie tout en cherchant à la toucher. Placé en garde à vue, l'individu invoque "une pulsion sexuelle" survenue en voyant la jeune fille danser, tout en affirmant n'avoir sorti son téléphone que pour "une ou deux" prises de vue. L'expertise de l'appareil dément pourtant cette version. En l'espace de 26 minutes, huit vidéos ont été enregistrées. Sur plusieurs d'entre elles, on aperçoit distinctement la main du prévenu s'approcher à plusieurs reprises des parties intimes de l'adolescente de 16 ans.

Déjà condamné en 2023 pour atteintes sexuelles sur une mineure

À la barre, le prévenu évoque le comportement d'un "gros lourdaud" sous l'emprise de l'alcool. Toujours d'après la même source, il conteste avoir touché la jeune fille et affirme qu'il ignorait son âge. Des arguments qui peinent à convaincre la présidente, d'autant que le passé judiciaire de l'homme interpelle : en 2023, il avait déjà été condamné à deux ans de sursis probatoire pour des atteintes sexuelles sur une mineure de plus de 15 ans.

À l'issue du délibéré, les juges n'ont pas retenu la circonstance aggravante liée à la minorité. Le quadragénaire a finalement été condamné à deux ans de sursis probatoire intégral pour une durée de trois ans. Il a également l'obligation de se soigner, d'indemniser la victime à hauteur de 1500 euros, et se voit interdire de séjourner à Saint-Quentin-la-Poterie ainsi que dans la commune où réside l'adolescente.