L'EID (Entente interdépartementale pour la démoustication) livre sa "météo moustiques" et ses prévisions dans le Gard, du 26 octobre au 1er novembre 2026. Le phénomène des nuisances liées aux moustiques issus des zones humides se poursuit malgré des conditions climatiques plus fraîches particulièrement le matin, la survenance de vents et les précipitations fortes dans certains secteurs. Les communes situées dans le Gard, dans l’Hérault (partie Est du département) et dans les Bouches du Rhône (Camargue et Crau) sont les plus exposées à ces nuisances qui résultent de populations locales résiduelles (ayant survécu aux traitements des semaines passées) de moustiques adultes mixtes, Aedes caspius et Aedes detritus. L’infestation est d’autant plus forte sur les agglomérations voisines des zones où le contrôle de la nuisance liée aux moustiques n’est pas autorisé.
En début de semaine du 19 octobre, sont tombées à nouveau sur les départements de l’Hérault, du Gard et des Bouches-du-Rhône des pluies diluviennes. "Octobre 2026 s’inscrit désormais dans les annales de l’histoire de l’EID Méditerranée", indique l'Eid. L’année 2026 compte désormais près de 24 900 ha traités en zones humides. Par ailleurs, le moustique-tigre reste actif en ce mois d’octobre même si la fraicheur des températures réduit sa présence journalière.
Gard
La présence mixte des deux espèces rurales communes est forte sur tous les territoires communaux de la zone d’action voire au-delà. Le ressenti a été quelque peu atténué par la fraicheur des températures, les pluies et les vents. L’alternance des vents accentue le phénomène de dispersion et la colonisation se généralise progressivement. Ainsi, en fin de semaine, le secteur du Grau-du-Roi (dans le Gard) a été affecté par des phénomènes de migration de moustiques adultes en provenance des zones non démoustiquées. Ces apports extérieurs sont susceptibles d’entrainer une augmentation ponctuelle de la nuisance, indépendamment des conditions observées localement. Les espèces capturées traduisent cette migration en provenance des zones humides halophiles de la partie ouest du petit Rhône. Le Gard a connu un nouvel épisode pluvieux importants avec des cumuls pouvant atteindre localement 300 mm. On observe de nouvelles éclosions larvaires d’Aedes spp en zones humides. Le risque fort (cf. carte de risque en fin d'article) pour les prochains jours se maintient au gré des conditions météorologiques clémentes.
