Après une exposition photo annulée, c’est au tour du festival « Jazz à Vauvert » de subir le même sort et de susciter la polémique, jusqu’à entraîner une réaction de la présidente de Région, Carole Delga. « Quand l’extrême droite passe, la culture trépasse. Déprogrammer des concerts n’est jamais anodin : c’est une attaque contre la liberté de créer, de partager, de rassembler », déplore la présidente de Région.
« Supprimer le festival à Vauvert, c’est également rompre le lien constant avec l’école intercommunale de musique et avec les écoles de la ville », estime l’association Jazz à Junas, organisatrice de l’événement, qui regrette cette décision et partage la même volonté de défendre des projets culturels forts pour tous les territoires et tous les publics.
Une « musique assez élitiste »
De son côté, le maire RN, Nicolas Meizonnet, estime que le jazz est un style de « musique assez élitiste » et affirme vouloir réorienter la politique culturelle de la ville vers « des grands spectacles populaires », confie-t-il à nos confrères du Réveil du Midi. Enfin, l’édile de Vauvert regrette le communiqué de l’association Jazz à Junas et juge « regrettable d’essayer d’en faire une instrumentalisation politique ».
Face à cette décision, l’association a décidé de créer cette année Jazz à Vergèze, « avec le soutien spécifique de la ville de Vergèze, du Département du Gard et de la Région Occitanie ».
