C’est un vieux serpent de mer, au regard des financements conséquents qu’il nécessite et des démarches administratives qu’il implique. Le président de Nîmes Métropole, Franck Proust et le sénateur du Gard, Laurent Burgoa, avaient rendez-vous mardi 10 février avec Philippe Tabarot, ministre des Transports.
Au menu notamment : le fameux Contournement Ouest de Nîmes (Conim). Ce dernier consiste en la construction d’une infrastructure nouvelle d’environ 12 km assurant la déviation par l’ouest de l’agglomération nîmoise, de la RN106 entre le nord de Nîmes, et l’A9 au sud. L’actuelle RN106 sera alors déclassée en voirie locale.
Prioriser le tronçon sud
Après discussions et analyse du dossier, les deux parties sont tombées d’accord sur l’intérêt de prioriser le tronçon sud (reliant sur 2 kilomètres l’A9 à la RD40 (route de Sommières) et qui « apparait essentiel à l’amélioration des conditions de circulation et de desserte du territoire », indique Nîmes métropole dans un communiqué. Cet aménagement contribuera, selon l’équipe du président de la collectivité, à l’amélioration de la sécurité et des conditions de vie des riverains de la RN106 dans la traversée de l’agglomération de Nîmes.

Franck Proust a fait valoir le « désenclavement » des entreprises situées dans la zone industrielle de Saint-Césaire, d’un établissement du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS), le « confort » des usagers ainsi que des 7000 personnels du CHU de Nîmes.
Ce rendez-vous avait été préparé en liaison avec Christophe Rivenq, maire et président d’Alès Agglomération, car ce tronçon bénéficiera également aux usagers du Nord du département en ce que les flux venant de l’ouest nîmois, qui confluent jusqu’alors avec les flux du Nord sur le périphérique nîmois, seront « allégés par délestage en amont », notamment des poids lourds.