La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, s'est rendue au centre de demandeurs d'asile "Prahda" situé à Aurignac (Haute-Garonne), pour y rencontrer les équipes et les personnes accueillies. "J’y ai vu des enfants récemment arrivés faire leurs devoirs aux côtés des enfants du village. Tout simplement vivre ensemble, grandir ensemble. Alors oui, apprendre qu’un jeune de 16 ans accueilli ici a été insulté puis roué de coups lors d’une agression raciste me révolte", décrit-elle non sans émotion.
"La République ne demande à personne d’où il vient avant de le protéger"
En marge de la fête du village d'Aurignac, un adolescent de 16 ans, hébergé au sein de ce centre de demandeurs d'asile, a été victime d'une agression à caractère raciste. Originaire d’Asie centrale, il a eu la malchance de croiser un petit groupe de jeunes malintentionnés, révèle La Dépêche. Le jeune a d'abord subi des insultes avant d'être entraîné dans une ruelle sombre pour y recevoir des coups au sol, précise le média. Hospitalisé avec des points de suture au visage, la victime a déposé plainte, soutenue par le maire.
"Ce jeune fait partie des nôtres"
Un comportement intolérable selon Carole Delga : "Parce que ce jeune fait partie des nôtres. Il vit ici. Il doit pouvoir sortir, aller à une fête, marcher dans une rue sans avoir peur d’être agressé pour ce qu’il est ou pour ce que certains imaginent qu’il est. Les actes racistes se multiplient et je refuse que nous finissions par nous y habituer. Le racisme, l’antisémitisme, la haine des musulmans, toutes les discriminations doivent être combattus avec la même détermination, sans ambiguïté et sans récupération". Selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), les atteintes racistes, xénophobes ou antireligieuses ont connu une hausse de 5 % en France en 2025. Par ailleurs, la région Occitanie est la première Région de France à avoir adopté un plan contre le racisme et l’antisémitisme, aujourd’hui étendu à toutes les discriminations. "La République ne demande à personne d’où il vient avant de le protéger. Elle ne trie pas ses enfants. Liberté, égalité, fraternité. Pour tous, ou ces mots perdent leur sens", insiste la présidente.