Une nouvelle fois, les personnels du centre pénitentiaire de Béziers (Hérault) alertent sur la dégradation de leurs conditions de travail. La surpopulation carcérale est à l’origine d’un « climat de tension permanent ». Cette situation continue de s’aggraver et dépasse désormais les 200%, avec plus de 180 matelas installés au sol. En parallèle, les effectifs sont jugés insuffisants, « en chute libre » selon le syndicat, avec 24 postes de surveillants non pourvus et 5 postes d’officiers vacants. « Cette pénurie généralisée met en grande difficulté l’ensemble des personnels, dont la santé physique et mentale est aujourd’hui gravement affectée », dénonce l’UFAP UNSa Justice.
Les épisodes de violence se multiplient
Dans cet environnement, les épisodes de violence se multiplient au sein de l’établissement, impliquant notamment des détenus souffrant de troubles psychiatriques « insuffisamment pris en charge par des structures adaptées ».
« Le ras-le-bol est général ». Face à cette réalité, l’UFAP appelle à une mobilisation le jeudi 16 avril dès 6 heures du matin. L’objectif : interpeller son institution et réclamer des mesures rapides et concrètes, notamment la création de structures spécialisées pour les détenus souffrant de troubles psychiatriques, un renforcement des effectifs, ainsi que la mise en place d’équipes mobiles en détention afin de rompre l’isolement des surveillants et renforcer leur sécurité.
