À l’appel de la Confédération paysanne de l’Aude, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice à Carcassonne, ce jeudi 15 janvier vers 9h, afin de dénoncer l’interpellation de 52 manifestants, dont un audois, survenue ce mercredi 14 janvier à Paris. La CGT était également présente.
Un éleveur de chèvres audois concerné
La veille à Paris, une action a été menée par la Confédération paysanne au ministère de l’Agriculture, à la Direction générale de la performance économique. Cinquante militants de la Confédération paysanne ont été interpellés et placés en garde à vue, après avoir pénétré dans une annexe du ministère de l’Agriculture à Paris, rapporte la préfecture de police de Paris à franceinfo. Parmi les 52 personnes interpellées, figure notamment un éleveur de chèvres audois, toujours placé en garde à vue au moment du rassemblement. Selon le syndicat d’agriculteurs, « trois porte-parole nationaux » sont également concernés.
« Un scandale absolu »
« Ces arrestations sont un scandale absolu : l’action était totalement non-violente et avait pour but de demander des mesures de justice pour les paysan-nes des DROM et de la métropole », écrit la Confédération paysanne de l’Aude sur les réseaux sociaux, tout en réclamant leur « libération ». Des perturbations de circulation sont en cours (notre article). A noter, une mobilisation de soutien devant la sous-préfecture de Lodève (Hérault) est prévue ce soir à 18h.

